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La
sorcière est un personnage imaginaire. Nez crochu et chapeau
pointu, toute vêtue de noir, la sorcière chevauche
son balai de genêts et de broussailles.
Elément symbolique du Mal, la sorcière est un personnage
qui peuple les nombreux contes. Pourtant si la sorcière appartient
au monde de la littérature enfantine, le combat contre la
sorcellerie est bien une réalité historique.
Car la sorcière est aussi la femme chassée au Moyen
Age.
Autrefois, l'Eglise brûlait les "sorcières".
Il s'agissait de femmes un peu différentes, parfois dotées
de quelques difformités, parfois accusées d'être
expertes dans l'art de préparer des potions aux vertus "magiques"
mais surtout de femmes qui ne correspondaient pas au modèle
de la femme du Moyen Age.
La
sorcellerie au Moyen-Age
La
notion de sorcière est très ancienne, déjà
à l'époque pré-chrétienne on considère
qu'il y a des êtres démoniaques, des femmes au pouvoir
maléfique généralement acquis par un pacte
avec le diable.
Depuis les débuts de l'ère chrétienne, l'Eglise
renforce ces croyances en jouant sur la peur du diable. En cette
période de "chasse aux sorcières", on accusait
les sorcières de trois choses :
d'avoir
pactisé avec le diable et de lui avoir vendu leur âme
d'avoir
des pouvoirs magiques
d'être
une personne à part
On
accorde à la "sorcière" des pouvoirs surnaturels
et on la soupçonne de se livrer à la magie noire.
Depuis le XIIIe siècle jusqu'au XVIIIe siècle, cette
croyance reste ancrée dans la théologie chrétienne.
Le phénomène, soutenu par l'Inquisition, qui commence
en 1231 sous la papauté de Grégoire IX, se transforme
en une persécution massive.
Les femmes accusées alors de sorcellerie, sont arrêtées,
torturées et finalement brûlées sur des bûchers.
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