Emotion, Suspense, Aventure, le cinéma autrement

Les autres films

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Cinoche des Gosses

Du 12 juillet au 3 octobre 2017
  • La Grande course au fromage

    de Rasmus A. Sivertsen
    avec
    Norvège - 2015 - 1h18 - VF

    Synopsis :
    Solan veut participer à la grande course au Fromage qui opposera son village au village voisin et ainsi montrer à tous qu’il est un vrai champion. En secret, il parie même la maison qu’il partage avec Féodor l’inventeur génial et Ludvig le Hérisson timide. Solan et ses amis vont vite découvrir qu’il auront à affronter de nombreux obstacles et adversaires de taille lors de cette grande aventure ! Pour remporter la course et sauver leur maison, ils vont braver montagnes, lacs gelés et précipices avec un fromage géant.

    A partir de 3 ans

    Horaires :
    Mer 02/08 : 11H00 ; Sam 05/08 : 11H00 - 14H15 ; Dim 06/08 : 11H00
    Mer 09/08 : 11H00 ; Sam 12/08 : 11H00 - 14H15 ; Dim 13/08 : 11H00
    Mer 16/08 : 11H00 ; Sam 19/08 : 11H00 - 14H15 ; Dim 20/08 : 11H00

  • Apollinaire, 13 Films-Poèmes

    de Film collectif
    avec
    France - 2016 - 0h42 - VO

    Synopsis :
    La collection En sortant de l’école poursuit sa route hors des sentiers battus pour une 3ème saison.
    Portée par la vision artistique de 14 jeunes réalisateurs tout juste diplômés, elle prend la main des spectateurs pour un petit voyage en poésie buissonnière et navigue de nouveau dans le XXème siècle pour mettre en lumière les poèmes de celui qui inventa le mot « surréaliste » : Guillaume Apollinaire.

    Treize courts métrages d'animation qui s'inspirent des poèmes de Guillaume Apollinaire. «A toutes les dingotes, à tous les dingos». Un homme mourant retrouve de l'énergie grâce à de la musique. - «Automne». Un paysan promène son bœuf au fil des saisons. - «Carte postale». Une femme attend des nouvelles de son compagnon parti à la guerre. - «Fusée-signal». Un soldat blessé fait un étrange voyage à l'arrière d'une ambulance. - «Je me souviens de mon enfance». Durant une fête, un homme plonge dans ses souvenirs. «Le Bestiaire ou Cortège d'Orphée». Portrait de cinq animaux. - «Le Coin». Des mendiants attendent dans la rue...

    A partir de 3 ans

    Horaires :
    Mer 23/08 : 11H15 - 14H10 ; Jeu 24/08 : 11H15 ; Ven 25/08 : 11H15 ; Sam 26/08 : 11H15 - 14H00 ; Dim 27/08 : 11H15 ; Lun 28/08 : 11H15 ; Mar 29/08 : 11H15
    Mer 30/08 : 11H15 - 14H10 ; Jeu 31/08 : 11H15 ; Ven 01/09 : 11H15 ; Sam 02/09 : 11H15 - 14H10 ; Dim 03/09 : 11H15
    Mer 06/09 : 11H15 - 14H15 ; Sam 09/09 : 11H15 - 14H10 ; Dim 10/09 : 11H15
    Mer 13/09 : 11H15 - 14H00 ; Sam 16/09 : 11H15 - 14H10 ; Dim 17/09 : 11H15
    Mer 20/09 : 11H15 - 14H10 ; Sam 23/09 : 11H15 - 14H10 ; Dim 24/09 : 11H15
    Mer 27/09 : 11H15 - 14H00 ; Sam 30/09 : 11H15 - 14H10 ; Dim 01/10 : 11H15

  • Le Grand Méchant Renard et autres contes

    de Benjamin Renner, Patrick Imbert
    avec
    France - 2016 - 1h20 - VO

    Synopsis :
    Ceux qui pensent que la campagne est un lieu calme et paisible se trompent, on y trouve des animaux particulièrement agités, un Renard qui se prend pour une poule, un Lapin qui fait la cigogne et un Canard qui veut remplacer le Père Noël. Si vous voulez prendre des vacances, passez votre chemin…

    Horaires :
    Mer 23/08 : 10H50 - 14H00 ; Jeu 24/08 : 10H50 ; Ven 25/08 : 10H50 ; Sam 26/08 : 10H50 - 14H10 ; Dim 27/08 : 11H10 ; Lun 28/08 : 10H50 ; Mar 29/08 : 10H50
    Mer 30/08 : 10H50 - 14H00 ; Jeu 31/08 : 10H50 ; Ven 01/09 : 10H50 ; Sam 02/09 : 10H50 - 14H00 ; Dim 03/09 : 11H10
    Mer 06/09 : 10H50 - 14H10 ; Sam 09/09 : 10H50 - 14H15 ; Dim 10/09 : 11H10
    Mer 13/09 : 10H50 - 14H00 ; Sam 16/09 : 10H50 - 14H00 ; Dim 17/09 : 11H10
    Mer 20/09 : 10H50 - 14H15 ; Sam 23/09 : 10H50 - 14H15 ; Dim 24/09 : 11H10
    Mer 27/09 : 10H50 - 14H00 ; Sam 30/09 : 10H50 - 14H00 ; Dim 01/10 : 11H10

Les Rendez-Vous du cinéma autrichien


National Theatre Live

29 septembre 2016
  • TWELTH NIGHT de William Shakespeare ()

    de dirigé par Simon Godwin
    avec Tamsin Greig, Daniel Rigby, Tamara Lawrence, Doon Mackichan, Daniel Ezra
    Grande-Bretagne - 2017 - 3h00 (entracte compris) - VOST anglais

    Synopsis :
    À la suite d'un naufrage Viola se retrouve séparée de son jumeau porté disparu et échoue sur un rocher... Déterminée à s’en sortir toute seule, elle quitte la plage pour explorer cette nouvelle contrée. Commence alors un imbroglio d’erreur d’identité et d’amour non réciproque.

    Zusammenschau :
    Tamsin Greig is Malvolia in a new twist on Shakespeare’s classic comedy of mistaken identity.

    A ship is wrecked on the rocks. Viola is washed ashore but her twin brother Sebastian is lost. Determined to survive on her own, she steps out to explore a new land. So begins a whirlwind of mistaken identity and unrequited love.

    The nearby households of Olivia and Orsino are overrun with passion. Even Olivia's upright housekeeper Malvolia is swept up in the madness. Where music is the food of love, and nobody is quite what they seem, anything proves possible.

    Simon Godwin (NT Live: Man and Superman, NT Live: The Beaux’ Stratagem) directs this joyous new production with Tamsin Greig (Friday Night Dinner, Black Books, Episodes) as a transformed Malvolia. an ensemble cast that includes Daniel Rigby (Flowers, Jericho), Tamara Lawrence (Undercover), Doon Mackichan (Smack the Pony) and Daniel Ezra (The Missing, Undercover).

    Horaires :
    Mercredi 27 septembre 2017 à 20h00, NATIONAL THEATRE OF LONDON

    Next shows :
    HEDDA GABLER - Wednesday 11 October 2017 - 8pm
    Who’s afraid of Virginia Woolf? - Wednesday 22 November 2017 - 8pm
    PETER PAN - Sunday 3 December 2017 - 5pm
    SAINT JOAN - Wednesday 10 January 2018 - 8pm
    Rosencrantz and Guildenstern are dead - Wednesday 21 February 2018 - 8pm
    ANGELS IN AMERICA PART 1 - Wednesday 28 March 2018 - 8pm
    OBSESSION - Wednesday 11 April 2018 - 8pm
    YERMA - Wednesday 23 May 2018 - 8pm
    SALOME - Wednesday 13 June 2018 - 8pm

AGENDA


  • Bienvenus !

    de Rune Denstad Langlo
    avec Anders Baasmo Christiansen, Olivier Mukuta, Slimane Dazi
    Norvège - 2016 - 1h30 - VOSTfr

    Synopsis :
    Quand on est propriétaire d’un hôtel quasiment en faillite dans les montagnes norvégiennes, est-ce que la solution ne serait pas de le transformer en centre d’accueil des refugiés pour profiter de subventions bien opportunes ?
    C’est le bon plan de Primus, hôtelier peu aimable et pas vraiment ouvert aux autres cultures…

    Horaires :
    LES ECRANS DE LA FRATERNITE
    Jeudi 21 septembre 2017 à 20h15, Projection-débat

    Le film sera suivi d’un débat proposé par la Licra Bas-Rhin en partenariat avec l’Odyssée dans le cadre du lancement officiel des Ecrans de la Fraternité, un cycle de films et de rencontres autour de la lutte contre l’antisémitisme,le racisme et toutes les formes de discriminations et pour défendre les valeurs de solidarité et de respect de l’autre.
    Avec le soutien de la DILCRAH.

  • La Couleur de l'ocean

    de Maggie Peren
    avec Sabine Timoteo, Hubert Koundé, Alex González
    Allemagne - 2011 - 1h35 - VOSTfr

    Synopsis :
    José est en service aux îles Canaries. En tant que douanier, il décide du destin d’une centaine de réfugiés clandestins africains qui débarquent, semaine après semaine, sur les côtes de l’île espagnole paradisiaque. En revanche, il n’a aucun remède aux problèmes de drogue de sa sœur Marielle. Nathalie, venue aux Canaries depuis l’Allemagne afin de passer ses vacances à la plage, attend l’arrivée de son compagnon Paul. Zola, quant à lui, a organisé au Sénégal pour son fils et lui un passage en bateau aussi cher qu’illégal vers l’Espagne, où il compte obtenir l’asile. Un matin, Nathalie est le témoin de l’arrivé d’un bateau rempli de clandestins et tombe nez à nez avec Zola et son fils, rares survivants de la traversée cauchemardesque. Touchée par leur destin tragique, elle décide spontanément d’héberger les deux réfugiés.

    Horaires :
    GERMANOFILMS - en partenariat avec le Goethe-Institut
    Jeudi 28 septembre à 20h15 et samedi 30 septembre 2017 à 12h15

  • Beyond Therapy

    de Robert Altman
    avec Julie Hagerty, Jeff Goldblum, Glenda Jackson
    Etats-Unis - 1987 - 1h33 - VOSTfr

    Synopsis :
    Par l'intermédiaire du courrier du cœur d'un journal, Bruce et Prudence se rencontrent pour la première fois dans un restaurant français de New York. Cette première rencontre n'est pas très brillante, Prudence est dérangée par l'agitation du restaurant tandis que Bruce lui raconte ses avatars amoureux avec son amant Bob. Tous les deux fréquentent des psychiatres, Charlotte et Stuart, qui ont leur cabinet au même endroit et semblent, plus que leurs clients, avoir besoin d'une thérapie.

    Horaires :
    ODYSSEE PSYCHANALYSE
    Lundi 2 octobre 2017 à 20h00, projection-débat

LES TRESORS DU CINEMA ITALIEN


ROYAL OPERA HOUSE


LA BNU FAIT SON CINEMA


  • Alexandre Nevski

    de Sergei M Eisenstein
    avec Nicolaï Tcherkassov, Nikolaï Okhlopov, Alexandre Abrikossov
    URSS - 1938 - 1h50 - VOST

    Synopsis :
    La Russie, au XIIIe siècle. Le prince Alexandre Nevski, qui se distingua naguère lors de la bataille de la Neva, pêche au bord d'un lac. Ce héros, qui a vaincu les Suédois en 1240, a en effet décidé de ranger les armes pour couler des jours tranquilles parmi les pêcheurs. Il s'est retiré sur ses terres, où il mène depuis une existence paisible. Mais les Mongols ne sont pas encore partis que déjà les Teutons menacent le pays. La ville de Pskov est tombée sous leur joug. Alexandre Nevski n'accepte de reprendre le combat que si les pleins pouvoirs lui sont accordés. Nommé commandant en chef, Nevski galvanise le peuple et se prépare à la lutte contre l'envahisseur...

    Horaires :
    Mercredi 20 septembre 2017 à 20h15, Projection-débat en présence d’un responsable de la BNU

Turquie : liberté pour les journalistes


  • Lettre de Roland RIES, Maire de la Ville de Strasbourg

    de
    avec
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    Synopsis :
    Voici le message qui nous a été adressé par Monsieur Roland Ries, Maire de la Ville de Strasbourg, à l’occasion de la soirée du 30 mai : Turquie, liberté pour les journalistes.



    Cher(e)s ami(e)s,

    Je suis désolé de ne pouvoir être parmi vous ce soir pour partager cette soirée d’amitié et de solidarité avec les journalistes emprisonnés en Turquie.
    Avouons-le : c’est avec un bleu à l’âme je vous écris.
    Quand on est maire de Strasbourg, capitale des droits de l’homme mais aussi ville de l’écrit - c’est-à-dire une cité qui s’est toujours battue pour que les forces de l’esprit soient délivrées de toute forme de carcan - comment ne pas éprouver la frustration d’un rendez-vous manqué avec la Turquie ?
    Pendant de longues années, ici plus que partout ailleurs, nous avons vécu dans l’espoir d’arrimer définitivement à l’Europe compliquée ce grand pays ottoman qui avait su, avec Attatürk, inventer une Turquie moderne. A ce grand pays qui possède un fragment de l’histoire de notre continent, nous avons espéré pouvoir proposer une place plus large que le siège qu’il occupe au Conseil de l’Europe.
    A Strasbourg, nous avons toujours été au premier rang pour préparer l’intégration de son peuple à notre communauté européenne. Par frilosité excessive, l’Europe n’a pas toujours été à la hauteur de la demande d’association formulée par le gouvernement turc dès 1961 puis de la demande d’adhésion déposée en 1987.
    Payons-nous aujourd’hui l’interminable refus de cette main tendue?
    L’acceptation des membres de l’Union, sans cesse remise aux calendes grecques, passait, à juste titre, par l’évolution du modèle politique turc, trop éloigné des principes, des valeurs et des pratiques qui traversent l’esprit, toujours bien vivant, du traité de Rome.
    Nous attendions, nous espérions des progrès et nous voilà spectateurs d’une régression qui nous désole, et qui accrédite toutes les caricatures sur un grand pays dont la jeunesse attendait, et attend toujours, beaucoup de l’Europe. Beaucoup de nous.
    Est-il aujourd’hui trop tard ?
    Nous voilà obligés de déplorer la multiplication par quatre, depuis 2015, du nombre de journalistes privés de liberté pour avoir osé contester le pouvoir en place. Ils seraient désormais plus de 230… Sinistre comptage qui fait de la Turquie la championne du monde de la spécialité, avant la Chine…
    Nous voilà obligés d’assister, impuissants, au verrouillage implacable du contenu des journaux, à l’étouffement, brutal ou au lacet, des voix critiques, à la reprise en main musclée des chaines de télévision.
    Nous voilà même obligés de dénoncer ce qui semblait impossible au XXIème siècle : le blocage, le 29 avril dernier, de tous les accès internet à Wikipedia en Turquie.
    Voilà que le pays auquel l’Union ambitionnait d’ouvrir ses portes se claquemure dans un déni démocratique, son régime choisissant l’obscurantisme derrière les épais rideaux de la censure et de la peur.
    Toutes les panoplies maintes fois utilisées dans les dictatures pour travestir le réel, tous les prétextes prétendument légaux - dont le si commode soupçon de « complicité avec le terrorisme » – sont déployés sous nos yeux, avec une facilité déconcertante depuis le putsch raté de juillet 2016.
    Pour l’Européen convaincu que je suis, c’est un mauvais rêve. Et pour tout dire, une souffrance. Elle est aiguisée par l’indifférence que manifeste l’opinion pour une cause qui lui semble étrangère, mais qui devrait aussi être la sienne.
    Car ce qu’endurent les journalistes turcs est un avertissement pour nous tous.
    Le glissement inexorable vers la suppression de toute liberté d’expression et la résistance à ce processus d’aliénation progressive sont doublement exemplaires. Ils devraient nous toucher d’autant plus qu’ils concernent un photographe français, Mathias Depardon, maintenu en détention depuis le 8 mai au seul motif qu’il effectuait un reportage pour National Geographic !
    Nous ne pouvons voir dans son arrestation qu’une forme de provocation qui doit déclencher, en retour, une révolte contre l’inacceptable.
    La liberté de la presse est indivisible. Et quand, en France, des voix d’enfants gâtés de la démocratie s’élèvent pour la critiquer, elles ne mesurent pas à quel point elle doit être traitée avec respect, comme une essence de nos communautés humaines.
    La liberté de presse est universelle. Et c’est bien pourquoi Strasbourg, capitale inlassable des droits de l’Homme, se mobilise pour elle à tous les échelons.
    La liberté de la presse est une respiration qui doit apporter au monde un souffle permanent d’émancipation. Elle est vitale pour chacun d’entre nous et pour tous les citoyens du monde, y compris pour ceux qui n’ont jamais eu la chance d’en profiter. Comme la parole, comme l’écriture, elle est un des éléments imprescriptibles de notre humanité.
    Alors, la situation turque nous rend tristes, oui. Elle nous effare, même. Mais pouvons-nous résigner ? Pouvons-nous nous contenter des vagues assurances du président Erdogan ? En être réduits à mendier sa mansuétude ? Il n’en est évidemment pas question.
    Nos amis de Reporters sans frontières, et ce soir, du Monde - à qui nous souhaitons la bienvenue - nous invitent à nous mobiliser, comme nous l’avons toujours fait, pour Can Dündar et Erdem Gül notamment.
    Ils pourront toujours compter sur Strasbourg, sur les Strasbourgeois, qui ont dédié une place à liberté de penser en face de la médiathèque Malraux.
    Et sur moi, évidemment, pour dire avec vous tous, et avec tous les Européens : düşünceler özgürdür! (les pensées sont libres).
    Roland Ries
    30 mai 2017



  • Lettre de M. Roland Ries, 2 mai 2017

    de
    avec
    - - -

    Synopsis :
    Voici le texte qui nous a été envoyé par Roland Ries, Maire de la Ville de Strasbourg, pour la projection débat organisé le mardi 2 mai dans le cadre des "Rendez-vous de l'Odyssée: humanisme citoyen contre haine populiste".

    Humanisme citoyen contre haine populiste
    L’Odyssée, 2 mai 2017

    Cher(e)s ami(e)s,

    Je ne peux malheureusement pas être parmi vous ce soir et je le regrette d’autant plus que le thème de cette soirée me tient particulièrement à cœur.
    A quelques jours de l’épilogue de cette présidentielle de toutes les surprises – il y en eut de mauvaises ! - je suis, je vous l’avoue, étreint par un double sentiment de tristesse et d’inquiétude.
    Nous n’avons pas réussi à empêcher notre pays de qualifier une candidate d’extrême-droite pour le second tour de ce rendez-vous démocratique décisif.
    La présence de Marine Le Pen sur le ring de l’ultime duel qui tous les cinq ans rythme notre vie politique était annoncée depuis des mois. Hélas, elle a été légitimée par les urnes le dimanche 23 avril dernier. Mais je ne peux m’habituer à l’idée que l’héritière, et la porte-parole assumée, d’un mouvement ouvertement xénophobe, anti-européen et délibérément stigmatisant à l’égard des migrants, soit aujourd’hui finaliste d’une compétition électorale qui devrait mettre en jeu deux visions de l’avenir de la France, deux définitions de ce qu’elle est, deux rêves de ce qu’elle pourrait devenir.

    Ce moment devrait être celui d’une interrogation sereine et dynamique. D’un appétit de progrès. De l’excitation particulière qui précède l’aube de demain…
    Et voilà qu’il se transforme en une séquence crépusculaire de résistance.
    En un combat pied à pied pour sauvegarder les valeurs qui fondent notre république.
    En une bataille pour défendre des convictions que nous pensions, sinon définitivement acquises, du moins solidement ancrées dans notre conscience collective par 70 ans de paix. Une longévité sans équivalent dans notre histoire.
    Mais l’Histoire nous rappelle aujourd’hui qu’elle n’a pas de « sens ».
    Pas de sens pré-écrit.
    Pas de sens dans un mouvement du temps qui serait forcément positif...
    Qu’elle n’est jamais que ce que nous, citoyens du monde, décidons collectivement d’en faire.
    Que le devenir de cette belle petite planète bleue est entre nos seules mains.
    Que la liberté chèrement conquise et chèrement défendue n’est pas un cadeau définitif dont il suffirait de jouir, mais un bien vivant dont il faut réinventer sans cesse les pulsations avec cœur et imagination.

    Alors oui, le fait - car c’est un fait qui semblait inimaginable - qu’une candidate de l’extrême droite puisse aujourd’hui être créditée de 40 \\% environ dans les sondages fissure l’espérance qui a guidé toute ma vie politique.
    Le fait que les torrents de haine déversés sur les réseaux sociaux par ses partisans soient devenus monnaie courante, m’effare.

    L’homme de gauche que je suis, le Socialiste que je reste, assiste douloureusement à la confiscation de la prétendue « volonté du peuple » pour véhiculer et banaliser des mots d’ordre de repli sur nous-mêmes, de méfiance à l’égard de l’étranger, de rejet des réfugiés. Je peine à admettre que cette conception de l’humanité délibérément inégalitaire, et parfois même carrément raciste, soit avalisée par un pourcentage aussi important de Français.

    Election après élection, année après année, sondage après sondage, nous avons assisté à la progression de cette forme d’indignité nationale que ses promoteurs justifient par la crise – excuse générique ! – ; par le sentiment d’abandon face à une mondialisation triomphante ; par la précarisation d’une partie des classes populaires.

    Face à ce malaise du « peuple », le discours politique français – dans toutes les familles – a reculé. Par crainte de la colère « populaire », il a laissé s’installer la démagogie populiste. C’était une facilité électorale, un sauve-qui-peut avalisé par la raison : il fallait contenir la poussée du Front National.

    Tragique réflexe. Tragiques conséquences.

    Ce rétrécissement frileux a entrainé l’oubli délibéré d’un des trois grands principes qui structure notre république : la fraternité !

    La solidarité avec les minorités les plus vulnérables, la tolérance à l’égard de celui qui est différent, l’accueil de celui, venu d’ailleurs, qui fait irruption dans notre paysage quotidien parce qu’il a tout perdu : ces trois priorités absolues ont été laminées par l’illusion identitaire. Par l’idée de la préférence nationale. Par la fausse certitude que le pays devrait d’abord se ressourcer en puisant dans ses propres forces. Qu’avant de pouvoir donner, il lui fallait déjà amasser. Que la France n’avait plus les moyens de la générosité portée par ses idéaux…

    La peur de l’autre, peste millénaire, a prospéré dans ce terreau banal. Dans cette indifférence ordinaire. Dans un déficit de courage collectif, aussi, auquel on a progressivement habitué les Français.

    La notion collective du peuple, qui suppose la capacité à affronter ensemble le réel, a été estompée au profit d’une approche individualiste de la collectivité nationale. On a cru ménager les frustrations populaires, souvent légitimes, en ne luttant pas vraiment contre les paroles - et surtout, la pensée - d’exclusion. Comment s’étonner que la vieille rengaine lepéniste – « les Français d’abord » - ait conquis de nouvelles voix sur le terrain de ces petites lâchetés répétitives?

    L’exigence du partage – cette attention à l’autre, quelle que soit la situation difficile dans laquelle on se trouve soi-même – a été noyée dans les vociférations populacières qui n’ont rien à voir avec cette introuvable «voix du peuple» aux multiples incarnations.

    C’est si facile de s’emparer de ce peuple imaginaire, pour lui faire dire ce que l’on veut.
    C’est si facile de se glisser dans ce corps insaisissable pour commander la vengeance, la stigmatisation, la haine de la différence et – ultime manipulation - la haine de la démocratie… au nom de la démocratie. Au besoin, pour rendre les choses présentables, on donnera le nom de « système » à cette démocratie. Et pour mieux l’affaiblir, on la réduira à ses « élites », désignées à la vindicte populaire.

    Le populisme c’est d’abord un culte de l’égoïsme que certains habillent du drapeau bleu-blanc-rouge, confisqué à la nation, pour servir des intérêts politiques particuliers.

    Oui le populisme c’est se moquer du peuple en l’exploitant pour imposer l’autoritarisme, la domination d’un mode de pensée sur les autres, l’abus de pouvoir.

    Le populisme, quel que soit sa couleur, c’est le recours à une violence qui serait légale – au nom du peuple – pour faire taire les voix discordantes.

    En somme, le populisme, c’est la négation de « liberté-égalité-fraternité » !

    Le populisme c’est le visage, souvent masqué, d’une régression de notre débat démocratique que nous ne pouvons pas, que nous ne pouvons plus accepter.

    Les idées de l’extrême-droite nationaliste ont gagné du terrain grâce au consentement passif d’une société française déstabilisée que le politique n’a pas su ou voulu mobiliser contre le retour des vieilles tentations mortifères.
    Comment a-t-on pu tolérer que les expressions « bien-pensance » et de « droit-de-l’hommisme », employées dans un sens péjoratif, aient pu s’installer ces dernières années dans le vocabulaire politique sans que personne ne trouve rien à y redire? Quant à se poser en défenseur d’une immigration « chance pour la France », c’est pratiquement proférer un gros mot ! La revendication d’un humanisme éclaireur passerait presque aujourd’hui pour une naïveté coupable. Voire, si on comprend bien Mme Le Pen et ses amis, pour une trahison patriotique aux ordres du mondialisme et du cosmopolitisme.

    L’humanisme, parfois si galvaudé, reste une force et un repère que nous devons collectivement nous réapproprier, oui, mais en lui donnant une vraie substance.
    L’aspiration au « vivre-ensemble », qui en est un prolongement, vaut bien mieux que ce terme valise dans lequel on voudrait l’enfermer pour mieux l’étouffer.

    Qu’on ne s’y trompe pas : la citoyenneté, ce n’est pas hurler à tue-tête « allons enfants de la patrie ». C’est croire en l’âme collective d’une société toute entière qui, avec toutes ses composantes, affronte les défis, sans cesse renouvelés, de la vie.
    La citoyenneté, c’est reconnaitre et accepter les multiples contradictions d’une collectivité humaine au sein de laquelle se télescopent les intérêts les plus divers et parfois les plus divergents.
    Je revendique cette forme de bienveillance - trop complaisamment critiquée - parce qu’elle est à mes yeux une volonté d’embrasser l’altérité et de gérer en bonne intelligence les différences qui font, par nature, une communauté humaine. En ce sens, elle n’est pas un sable trompeur mais bien un ciment aussi précieux que solide pour une société aussi fragmentée que la nôtre.
    Le devoir d’accueil à l’égard des migrants n’est en rien cette naïveté taxée de bienveillance molle par certains. Il m’apparait avant tout comme une dignité partagée, d’égal à égal.
    La bienveillance, qui contrairement aux apparences, ne rime pas avec condescendance, c’est aussi une dimension fondamentale du dialogue inter-religieux. Une dimension qui fait l’identité de cette ville. C’est une capacité à comprendre celui qui ne croit pas comme vous, qui ne pense pas comme vous.
    La citoyenneté, c’est un respect fondateur de l’autre. Une volonté d’intégrer une part essentielle du voisin, de l’étranger, du monde… dans sa propre existence.
    Alors avouons-le : la citoyenneté humaniste, c’est un défi difficile dans le monde brutal de 2017, avide de simplifications et de confrontations. Elle est en mouvement et elle se renforce, bien plus qu’elle ne se délite, en intégrant les apparentes tensions que lui impose une société qui se métisse. La France est multiculturelle, c’est ainsi. Et c’est une richesse qui doit être cultivée.
    A Strasbourg, l’Européenne, ville refuge de tant d’humanismes à travers les siècles, ville féconde de tant de savoirs, nous relevons chaque jour un défi culturel et sociétal qui dépasse, et de loin, les échéances politiques et même les municipalités. C’est une ambition exaltante, bien plus « française » que le retranchement derrière les barricades d’une identité tricolore factice.
    C’est en tout cas le sens qu’avec mon équipe, j’ai voulu donner à notre action, dans toutes ses dimensions.
    Je vous disais en préambule que j’étais triste et inquiet. C’est vrai. Mais je suis aussi déterminé à me battre pour les idéaux humanistes sans lesquels je ne serais pas ce que je suis. Je suis confiant, aussi dans la force du renouveau. Confiant dans l’élan du progrès. Confiant dans le retour de la lumière quand, après le Brexit et la victoire de Donald Trump, les ténèbres électorales obscurcissent provisoirement notre horizon.
    A nous, à nous tous, à notre échelle et à notre dimension, de diffuser les lueurs salvatrices d’une citoyenneté réinventée. Cela ne tient qu’à nous ! J’en suis sûr : il n’y a pas de fatalité.
    Roland Ries

Terra Nobilis à l’Odyssée ou les saveurs du 7e art


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L'Odyssée
en quelques mots

  • L'Odyssée à Strasbourg, c'est :
  • Le cinéma de la diversité
    culturelle
  • Le carrefour des cinémas
    d'Europe
  • La Maison des cinémas
    du monde
  • L'aventure de la découverte
    et de la mémoire du 7e art
  • Le partenariat avec de
    nombreuses associations
    pour de multiples débats
    citoyens
  • L'Odyssée une certaine
    passion du cinéma,
  • La passion du cinéma
    autrement !

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Dernière mise à jour : 14.05.2013 | Prochaine mise à jour : 04.06.2013 | Contact : Odyssée
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