Emotion, Suspense, Aventure, le cinéma autrement

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Cinoche des Gosses

16 mai - 12 juin
  • Rock-O-Rico

    de Don Bluth
    avec
    Irlande/USA - 1991 - 1h17 - VF

    Synopsis :
    Chantecler, le coq le plus rock des fifties, a oublié de chanter un matin, mais le soleil s’est quand même levé. Ridiculisé, il quitte la ferme, à la grande joie de Grand Duc le hibou, qui va bientôt pouvoir faire régner les ténèbres éternelles. Il faut que Chantecler revienne !
    Dès 4 ans.


    Horaires :
    Mer 13/06 : 14h10 ; Sam 16/06 : 10h50-14h10 ; Dim 17/06 : 11h10
    Mer 20/06 : 10h50-14h00 ; Sam 23/06 : 10h50-14h00 ; Dim 24/06 : 11h10
    Mer 27/06 : 10h50-14h00 ; Sam 30/06 : 10h50-14h00 ; Dim 01/07 : 11h10
    Mer 04/07 : 10h50-14h00 ; Jeu 05/07 : 10h50 ; Ven 06/07 : 10h50 ; Sam 07/07 : 10h50-14h00 ; Dim 08/07 : 11h10 ; Lun 09/07 : 10h50 ; Mar 10/07 : 10h50 ;Mer 11/07 : 10H50-14H10 ; Jeu 12/07 : 10H50-14H00 ; Ven 13/07 : 10H50-14H10
    Sam 14/07 : 10H50- 14H10 ; Dim 15/07 : 11H10 ; Lun 16/07 :10H50-14H10 ; Mar 17/07 : 10H50-14H10 ;

  • La Révolte des jouets

    de Bretislav Pojar, Hermina Týrlová
    avec
    République tchèque - 1946/60 - 0h35 - Sans parole

    Synopsis :
    Un programme d’animation autour du monde des jouets composé de trois chefs-d’œuvre en versions restaurées, dont le mythique court métrage anti-nazi de Hermína Týrlová.
    La Berceuse – L’Aventure de minuit – La Révolte des jouets.
    A partir de 3 ans.

    Horaires :
    Mer 13/06 : 11h30-14h00 ; Sam 16/06 : 11h30-14h00 ; Dim 17/06 : 11h10
    Mer 20/06 : 11h30-14h00 ; Sam 23/06 : 14h00 ; Dim 24/06 : 11h10
    Mer 27/06 : 11h30-14h15 ; Sam 30/06 : 11h30-14h15 ; Dim 01/07 : 11h10
    Mer 04/07 : 11h30-14h00 ; Jeu 05/07 : 11h30 ; Ven 06/07 : 11h30 ; Sam 07/07 : 11h30-14h10 ; Dim 08/07 : 11h10 ; Lun 09/07 : 11h30 ; Mar 10/07 : 11h30 ; Mer 11/07 :11H30-14H00 ; Jeu 12/07 : 11H30-14H ; Ven 13/07 : 11H30-14H00
    Sam 14/07 : 11H30-14H00 ; Dim 15/07 : 11H10 ; Lun 16/07 :11H30-14H00 ; Mar 17/07 : 11H30-14H00

National Theatre Live

29 septembre 2016
  • Salomé ()

    de Metteur en scène : Yaël Farber
    avec Isabella Nefar, Olwen Fouéré, Philip Arditti
    Grande-Bretagne - 2017 - 2h10 sans entracte - VOST Anglais

    Synopsis :
    L’histoire, connue de tous, n’a jamais été racontée comme ici. Un peuple du désert sous occupation. Un radical venu des contrées sauvages en grève de la faim. Une jeune fille dont la danse énigmatique changera le cours du monde. Cette version profonde place cette Salomé au centre d’un cercle concentrique et révolutionnaire.

    Zusammenschau :
    The story has been told before, but never like this. An occupied desert nation. A radical from the wilderness on hunger strike. A girl whose mysterious dance will change the course of the world. This charged retelling turns the infamous biblical tale on its head, placing the girl we call Salomé at the centre of a revolution.

    Horaires :
    Mercredi 27 juin à 20h15 - Le National Theatre London à l’Odyssée

    Prochaine pièce : Saison 2018 - 2019

AGENDA


  • Le Gang des Antillais

    de Jean-Claude Barny
    avec Djedje Apali, Eriq Ebouaney, Mathieu Kassovitz
    France - 2016 - 1h30 -

    Synopsis :
    Dans les années 70, le Bumidom promettait de favoriser l’insertion en métropole des Français des DOM-TOM. Jimmy Larivière, arrivé à Paris pour refaire sa vie, ne parvient pas à trouver sa place dans la société. Sa rencontre avec un groupe de trois jeunes Antillais va l’entraîner dans une série de braquages retentissants.

    Horaires :
    Samedi 16 juin à 20h00, projection-débat en partenariat avec l’association le C.E.R.A.G.

  • Captain Fantastic

    de Matt Ross
    avec Viggo Mortensen, Frank Langella, George MacKay
    Etats-Unis - 2016 - 1h58 -

    Synopsis :
    Dans les forêts reculées du nord-ouest des Etats-Unis, vivant isolé de la société, un père dévoué a consacré sa vie toute entière à faire de ses six jeunes enfants d’extraordinaires adultes. Mais quand le destin frappe sa famille, ils doivent abandonner ce paradis qu’il avait créé pour eux. La découverte du monde extérieur va l’obliger à questionner ses méthodes d’éducation et remettre en cause tout ce qu’il leur a appris.

  • Incendies

    de Denis Villeneuve
    avec Rémy Girard, Lubna Azabal, Mélissa Désormeaux-Poulin
    Canada - 2010 - 2h03 -

    Synopsis :
    A la lecture du testament de leur mère, Jeanne et Simon Marwan se voient remettre deux enveloppes : l’une destinée à un père qu’ils croyaient mort et l‘autre à un frère dont ils ignoraient l’existence.
    Jeanne voit dans cet énigmatique legs la clé du silence de sa mère, enfermée dans un mutisme inexpliqué les dernières semaines précédant sa mort. Elle décide immédiatement de partir au Moyen Orient exhumer le passé de cette famille dont elle ne sait presque rien…
    Simon, lui, n’a que faire des caprices posthumes de cette mère qui s’est toujours montrée distante. Mais son amour pour sa sœur jumelle le poussera bientôt à rejoindre Jeanne et à sillonner avec elle le pays de leurs ancêtres sur la piste d’une mère bien loin de celle qu’ils ont connue.


  • Ponyo

    de Hayao Miyazaki
    avec Tomoko Yamaguchi, Hiroki Doi, Kazushige Nagashima
    Japon - 2009 - 1h41 -

    Synopsis :
    Le petit Sosuke, cinq ans, habite un village construit au sommet d'une falaise qui surplombe la Mer Intérieure. Un beau matin, alors qu'il joue sur la plage en contrebas, il découvre une petite fille poisson rouge nommée Ponyo, piégée dans un pot de confiture. Sosuke la sauve, et décide de la garder avec lui dans un seau.
    Ponyo est aussi fascinée par Sosuke que ce dernier l'est par elle. Le petit garçon lui promet de la protéger et de s'occuper d'elle, mais le père de Ponyo, Fujimoto - un sorcier autrefois humain qui vit tout au fond de la mer - la force à revenir avec lui dans les profondeurs. Bien décidée à devenir humaine, Ponyo s'échappe pour retrouver Sosuke.
    Mais avant de prendre la fuite, elle répand l'élixir magique de Fujimoto, l'Eau de la Vie, dans l'océan. Le niveau de la mer s'élève, et les soeurs de Ponyo sont transformées en vagues gigantesques qui montent jusqu'à la maison de Sosuke sur la falaise, et engloutissent le village...
    Une petite fille et un petit garçon. L'amour et la responsabilité. La mer et l'essence de la vie. Véritable antidote à l'anxiété et aux doutes de notre époque, Ponyo sur la falaise est la fabuleuse histoire d'une mère et de son enfant.


  • Kerity

    de Dominique Monféry
    avec Jeanne MOREAU, Julie GAYET, Liliane ROVERE, Pierre RICHARD
    France, Italie - 2009 - 1h20 -

    Synopsis :
    Natanaël a bientôt 6 ans mais il ne sait toujours pas lire…
    Lorsque sa tante Eléonore lui lègue sa bibliothèque contenant des centaines de livres, Natanaël est très déçu !
    Pourtant chacun de ces contes va livrer un merveilleux secret : à la nuit tombée les petits héros, la délicieuse Alice, la méchante fée Carabosse, le terrible capitaine Crochet, sortent des livres...
    Ils doivent prévenir Natanaël qu’ils courent un grand danger et risquent de disparaître à jamais.
    Pour sauver ses minuscules amis et leurs histoires, Natanaël, rétréci par la Fée Carabosse, se lance dans l’aventure !
    Il affrontera vaillamment le très fourbe Pictou, les crabes géants, l’Ogre affamé...
    Arrivera-t-il à temps à lire la formule magique qui les sauvera tous ?
    Ce n'est pas parce que c'est inventé que ça n'existe pas !


  • Patients

    de Grand Corps Malade, Mehdi Idir
    avec Pablo Pauly, Soufiane Guerrab, Moussa Mansaly
    France - 2017 - 1h52 -

    Synopsis :
    Se laver, s'habiller, marcher, jouer au basket, voici ce que Ben ne peut plus faire à son arrivée dans un centre de rééducation suite à un grave accident. Ses nouveaux amis sont tétras, paras, traumas crâniens.... Bref, toute la crème du handicap. Ensemble ils vont apprendre la patience. Ils vont résister, se vanner, s'engueuler, se séduire mais surtout trouver l'énergie pour réapprendre à vivre. Patients est l'histoire d'une renaissance, d'un voyage chaotique fait de victoires et de défaites, de larmes et d’éclats de rire, mais surtout de rencontres : on ne guérit pas seul.

    Horaires :
    Mer 20/06 : 20h15

  • Fractures

    de Harry Roselmack
    avec Alexandra NAOUM, Benoît RABILLÉ, Alix BENEZECH
    France - 2018 - 1h25 -

    Synopsis :
    Fariha est escort-girl. La précarité, les violences subies dans son enfance l’ont rendue matérialiste et cynique. Youssouf a comblé sa frustration et son vide intérieur en adoptant une idéologie destructrice qui arbore le vernis d’une religion. Il s’est converti à l’islam radical.
    Ces deux français, à la vision du monde opposée, se rendent à une même soirée. Fariha pour gagner de l’argent, Youssouf pour commettre un attentat. Une équation complexe va les réunir dans une pièce, coincés, à la merci l’un de l’autre.
    Parviendront-ils à se trouver au-delà de leurs différences ?


    Horaires :
    Mar 10/07 : 20h10 + Debat

ROYAL OPERA HOUSE


  • Manon

    de Martin Yates
    avec Sarah Lamb, Vadim Muntagirov
    Grande-Bretagne - 2018 - 3h12 -

    Synopsis :
    Alors que Lescaut, le frère de Manon, propose sa jeune sœur au plus offrant, celle-ci fait la connaissance de Des Grieux et tombe amoureuse de lui. Ils s’enfuient ensemble à Paris, mais Monsieur G.M. fait miroiter à Manon une existence luxueuse, et elle est incapable de résister à la tentation.

    Horaires :
    Le Royal Opera House à l’Odyssée / The Royal Ballet
    Dimanche 24 juin à 17h00

  • Le Lac des cygnes

    de Chorégraphie de Marius Petipa
    avec Marianela Nuñez, Vadim Muntagirov
    Grande-Bretagne - 2017 - 3h05 -

    Synopsis :
    Le Lac des cygnes occupe une place à part dans le répertoire du Royal Ballet depuis 1934. Cette saison, The Royal Ballet en propose une nouvelle production avec une chorégraphie additionnelle de l’artiste en résidence Liam Scarlett. Tout en demeurant fidèle à la lettre de Petipa et Ivanov, Scarlett apportera un éclairage nouveau à la mise en scène de ce classique du ballet, en collaboration avec le décorateur John MacFarlane, qui le seconde depuis longtemps. Parti à la chasse, le prince Siegfried tombe par hasard sur un vol de cygnes. Il est subjugué quand il voit l’un d’eux se métamorphoser en une belle jeune femme, Odette. Victime d’un sortilège, elle ne peut reprendre sa forme humaine que la nuit.

    Horaires :
    Dimanche 15 juillet à 16h00
    Le Royal Opera House à l’Odyssée / The Royal Ballet

LA BNU FAIT SON CINEMA


  • La Chinoise

    de Jean-Luc Godard
    avec Anne Wiazemsky, Juliet Berto, Jean-Pierre Léaud
    France - 1967 - 1h36 -

    Synopsis :
    Dans un appartement dont les murs sont recouverts de petits livres rouges, de jeunes gens étudient la pensée marxiste-léniniste. Leur leader, Véronique, propose au groupe l’assassinat d’une personnalité. Réalisé un an avant les événements de Mai 68, La Chinoise est considéré comme un film prophétique.

    Horaires :
    La BNU fait son cinéma
    Mercredi 20 juin à 20h15, projection-débat en présence d’un responsable de la BNU

Turquie : liberté pour les journalistes


  • Lettre de Roland RIES, Maire de la Ville de Strasbourg

    de
    avec
    - - -

    Synopsis :
    Voici le message qui nous a été adressé par Monsieur Roland Ries, Maire de la Ville de Strasbourg, à l’occasion de la soirée du 30 mai : Turquie, liberté pour les journalistes.



    Cher(e)s ami(e)s,

    Je suis désolé de ne pouvoir être parmi vous ce soir pour partager cette soirée d’amitié et de solidarité avec les journalistes emprisonnés en Turquie.
    Avouons-le : c’est avec un bleu à l’âme je vous écris.
    Quand on est maire de Strasbourg, capitale des droits de l’homme mais aussi ville de l’écrit - c’est-à-dire une cité qui s’est toujours battue pour que les forces de l’esprit soient délivrées de toute forme de carcan - comment ne pas éprouver la frustration d’un rendez-vous manqué avec la Turquie ?
    Pendant de longues années, ici plus que partout ailleurs, nous avons vécu dans l’espoir d’arrimer définitivement à l’Europe compliquée ce grand pays ottoman qui avait su, avec Attatürk, inventer une Turquie moderne. A ce grand pays qui possède un fragment de l’histoire de notre continent, nous avons espéré pouvoir proposer une place plus large que le siège qu’il occupe au Conseil de l’Europe.
    A Strasbourg, nous avons toujours été au premier rang pour préparer l’intégration de son peuple à notre communauté européenne. Par frilosité excessive, l’Europe n’a pas toujours été à la hauteur de la demande d’association formulée par le gouvernement turc dès 1961 puis de la demande d’adhésion déposée en 1987.
    Payons-nous aujourd’hui l’interminable refus de cette main tendue?
    L’acceptation des membres de l’Union, sans cesse remise aux calendes grecques, passait, à juste titre, par l’évolution du modèle politique turc, trop éloigné des principes, des valeurs et des pratiques qui traversent l’esprit, toujours bien vivant, du traité de Rome.
    Nous attendions, nous espérions des progrès et nous voilà spectateurs d’une régression qui nous désole, et qui accrédite toutes les caricatures sur un grand pays dont la jeunesse attendait, et attend toujours, beaucoup de l’Europe. Beaucoup de nous.
    Est-il aujourd’hui trop tard ?
    Nous voilà obligés de déplorer la multiplication par quatre, depuis 2015, du nombre de journalistes privés de liberté pour avoir osé contester le pouvoir en place. Ils seraient désormais plus de 230… Sinistre comptage qui fait de la Turquie la championne du monde de la spécialité, avant la Chine…
    Nous voilà obligés d’assister, impuissants, au verrouillage implacable du contenu des journaux, à l’étouffement, brutal ou au lacet, des voix critiques, à la reprise en main musclée des chaines de télévision.
    Nous voilà même obligés de dénoncer ce qui semblait impossible au XXIème siècle : le blocage, le 29 avril dernier, de tous les accès internet à Wikipedia en Turquie.
    Voilà que le pays auquel l’Union ambitionnait d’ouvrir ses portes se claquemure dans un déni démocratique, son régime choisissant l’obscurantisme derrière les épais rideaux de la censure et de la peur.
    Toutes les panoplies maintes fois utilisées dans les dictatures pour travestir le réel, tous les prétextes prétendument légaux - dont le si commode soupçon de « complicité avec le terrorisme » – sont déployés sous nos yeux, avec une facilité déconcertante depuis le putsch raté de juillet 2016.
    Pour l’Européen convaincu que je suis, c’est un mauvais rêve. Et pour tout dire, une souffrance. Elle est aiguisée par l’indifférence que manifeste l’opinion pour une cause qui lui semble étrangère, mais qui devrait aussi être la sienne.
    Car ce qu’endurent les journalistes turcs est un avertissement pour nous tous.
    Le glissement inexorable vers la suppression de toute liberté d’expression et la résistance à ce processus d’aliénation progressive sont doublement exemplaires. Ils devraient nous toucher d’autant plus qu’ils concernent un photographe français, Mathias Depardon, maintenu en détention depuis le 8 mai au seul motif qu’il effectuait un reportage pour National Geographic !
    Nous ne pouvons voir dans son arrestation qu’une forme de provocation qui doit déclencher, en retour, une révolte contre l’inacceptable.
    La liberté de la presse est indivisible. Et quand, en France, des voix d’enfants gâtés de la démocratie s’élèvent pour la critiquer, elles ne mesurent pas à quel point elle doit être traitée avec respect, comme une essence de nos communautés humaines.
    La liberté de presse est universelle. Et c’est bien pourquoi Strasbourg, capitale inlassable des droits de l’Homme, se mobilise pour elle à tous les échelons.
    La liberté de la presse est une respiration qui doit apporter au monde un souffle permanent d’émancipation. Elle est vitale pour chacun d’entre nous et pour tous les citoyens du monde, y compris pour ceux qui n’ont jamais eu la chance d’en profiter. Comme la parole, comme l’écriture, elle est un des éléments imprescriptibles de notre humanité.
    Alors, la situation turque nous rend tristes, oui. Elle nous effare, même. Mais pouvons-nous résigner ? Pouvons-nous nous contenter des vagues assurances du président Erdogan ? En être réduits à mendier sa mansuétude ? Il n’en est évidemment pas question.
    Nos amis de Reporters sans frontières, et ce soir, du Monde - à qui nous souhaitons la bienvenue - nous invitent à nous mobiliser, comme nous l’avons toujours fait, pour Can Dündar et Erdem Gül notamment.
    Ils pourront toujours compter sur Strasbourg, sur les Strasbourgeois, qui ont dédié une place à liberté de penser en face de la médiathèque Malraux.
    Et sur moi, évidemment, pour dire avec vous tous, et avec tous les Européens : düşünceler özgürdür! (les pensées sont libres).
    Roland Ries
    30 mai 2017



  • Lettre de M. Roland Ries, 2 mai 2017

    de
    avec
    - - -

    Synopsis :
    Voici le texte qui nous a été envoyé par Roland Ries, Maire de la Ville de Strasbourg, pour la projection débat organisé le mardi 2 mai dans le cadre des "Rendez-vous de l'Odyssée: humanisme citoyen contre haine populiste".

    Humanisme citoyen contre haine populiste
    L’Odyssée, 2 mai 2017

    Cher(e)s ami(e)s,

    Je ne peux malheureusement pas être parmi vous ce soir et je le regrette d’autant plus que le thème de cette soirée me tient particulièrement à cœur.
    A quelques jours de l’épilogue de cette présidentielle de toutes les surprises – il y en eut de mauvaises ! - je suis, je vous l’avoue, étreint par un double sentiment de tristesse et d’inquiétude.
    Nous n’avons pas réussi à empêcher notre pays de qualifier une candidate d’extrême-droite pour le second tour de ce rendez-vous démocratique décisif.
    La présence de Marine Le Pen sur le ring de l’ultime duel qui tous les cinq ans rythme notre vie politique était annoncée depuis des mois. Hélas, elle a été légitimée par les urnes le dimanche 23 avril dernier. Mais je ne peux m’habituer à l’idée que l’héritière, et la porte-parole assumée, d’un mouvement ouvertement xénophobe, anti-européen et délibérément stigmatisant à l’égard des migrants, soit aujourd’hui finaliste d’une compétition électorale qui devrait mettre en jeu deux visions de l’avenir de la France, deux définitions de ce qu’elle est, deux rêves de ce qu’elle pourrait devenir.

    Ce moment devrait être celui d’une interrogation sereine et dynamique. D’un appétit de progrès. De l’excitation particulière qui précède l’aube de demain…
    Et voilà qu’il se transforme en une séquence crépusculaire de résistance.
    En un combat pied à pied pour sauvegarder les valeurs qui fondent notre république.
    En une bataille pour défendre des convictions que nous pensions, sinon définitivement acquises, du moins solidement ancrées dans notre conscience collective par 70 ans de paix. Une longévité sans équivalent dans notre histoire.
    Mais l’Histoire nous rappelle aujourd’hui qu’elle n’a pas de « sens ».
    Pas de sens pré-écrit.
    Pas de sens dans un mouvement du temps qui serait forcément positif...
    Qu’elle n’est jamais que ce que nous, citoyens du monde, décidons collectivement d’en faire.
    Que le devenir de cette belle petite planète bleue est entre nos seules mains.
    Que la liberté chèrement conquise et chèrement défendue n’est pas un cadeau définitif dont il suffirait de jouir, mais un bien vivant dont il faut réinventer sans cesse les pulsations avec cœur et imagination.

    Alors oui, le fait - car c’est un fait qui semblait inimaginable - qu’une candidate de l’extrême droite puisse aujourd’hui être créditée de 40 \\% environ dans les sondages fissure l’espérance qui a guidé toute ma vie politique.
    Le fait que les torrents de haine déversés sur les réseaux sociaux par ses partisans soient devenus monnaie courante, m’effare.

    L’homme de gauche que je suis, le Socialiste que je reste, assiste douloureusement à la confiscation de la prétendue « volonté du peuple » pour véhiculer et banaliser des mots d’ordre de repli sur nous-mêmes, de méfiance à l’égard de l’étranger, de rejet des réfugiés. Je peine à admettre que cette conception de l’humanité délibérément inégalitaire, et parfois même carrément raciste, soit avalisée par un pourcentage aussi important de Français.

    Election après élection, année après année, sondage après sondage, nous avons assisté à la progression de cette forme d’indignité nationale que ses promoteurs justifient par la crise – excuse générique ! – ; par le sentiment d’abandon face à une mondialisation triomphante ; par la précarisation d’une partie des classes populaires.

    Face à ce malaise du « peuple », le discours politique français – dans toutes les familles – a reculé. Par crainte de la colère « populaire », il a laissé s’installer la démagogie populiste. C’était une facilité électorale, un sauve-qui-peut avalisé par la raison : il fallait contenir la poussée du Front National.

    Tragique réflexe. Tragiques conséquences.

    Ce rétrécissement frileux a entrainé l’oubli délibéré d’un des trois grands principes qui structure notre république : la fraternité !

    La solidarité avec les minorités les plus vulnérables, la tolérance à l’égard de celui qui est différent, l’accueil de celui, venu d’ailleurs, qui fait irruption dans notre paysage quotidien parce qu’il a tout perdu : ces trois priorités absolues ont été laminées par l’illusion identitaire. Par l’idée de la préférence nationale. Par la fausse certitude que le pays devrait d’abord se ressourcer en puisant dans ses propres forces. Qu’avant de pouvoir donner, il lui fallait déjà amasser. Que la France n’avait plus les moyens de la générosité portée par ses idéaux…

    La peur de l’autre, peste millénaire, a prospéré dans ce terreau banal. Dans cette indifférence ordinaire. Dans un déficit de courage collectif, aussi, auquel on a progressivement habitué les Français.

    La notion collective du peuple, qui suppose la capacité à affronter ensemble le réel, a été estompée au profit d’une approche individualiste de la collectivité nationale. On a cru ménager les frustrations populaires, souvent légitimes, en ne luttant pas vraiment contre les paroles - et surtout, la pensée - d’exclusion. Comment s’étonner que la vieille rengaine lepéniste – « les Français d’abord » - ait conquis de nouvelles voix sur le terrain de ces petites lâchetés répétitives?

    L’exigence du partage – cette attention à l’autre, quelle que soit la situation difficile dans laquelle on se trouve soi-même – a été noyée dans les vociférations populacières qui n’ont rien à voir avec cette introuvable «voix du peuple» aux multiples incarnations.

    C’est si facile de s’emparer de ce peuple imaginaire, pour lui faire dire ce que l’on veut.
    C’est si facile de se glisser dans ce corps insaisissable pour commander la vengeance, la stigmatisation, la haine de la différence et – ultime manipulation - la haine de la démocratie… au nom de la démocratie. Au besoin, pour rendre les choses présentables, on donnera le nom de « système » à cette démocratie. Et pour mieux l’affaiblir, on la réduira à ses « élites », désignées à la vindicte populaire.

    Le populisme c’est d’abord un culte de l’égoïsme que certains habillent du drapeau bleu-blanc-rouge, confisqué à la nation, pour servir des intérêts politiques particuliers.

    Oui le populisme c’est se moquer du peuple en l’exploitant pour imposer l’autoritarisme, la domination d’un mode de pensée sur les autres, l’abus de pouvoir.

    Le populisme, quel que soit sa couleur, c’est le recours à une violence qui serait légale – au nom du peuple – pour faire taire les voix discordantes.

    En somme, le populisme, c’est la négation de « liberté-égalité-fraternité » !

    Le populisme c’est le visage, souvent masqué, d’une régression de notre débat démocratique que nous ne pouvons pas, que nous ne pouvons plus accepter.

    Les idées de l’extrême-droite nationaliste ont gagné du terrain grâce au consentement passif d’une société française déstabilisée que le politique n’a pas su ou voulu mobiliser contre le retour des vieilles tentations mortifères.
    Comment a-t-on pu tolérer que les expressions « bien-pensance » et de « droit-de-l’hommisme », employées dans un sens péjoratif, aient pu s’installer ces dernières années dans le vocabulaire politique sans que personne ne trouve rien à y redire? Quant à se poser en défenseur d’une immigration « chance pour la France », c’est pratiquement proférer un gros mot ! La revendication d’un humanisme éclaireur passerait presque aujourd’hui pour une naïveté coupable. Voire, si on comprend bien Mme Le Pen et ses amis, pour une trahison patriotique aux ordres du mondialisme et du cosmopolitisme.

    L’humanisme, parfois si galvaudé, reste une force et un repère que nous devons collectivement nous réapproprier, oui, mais en lui donnant une vraie substance.
    L’aspiration au « vivre-ensemble », qui en est un prolongement, vaut bien mieux que ce terme valise dans lequel on voudrait l’enfermer pour mieux l’étouffer.

    Qu’on ne s’y trompe pas : la citoyenneté, ce n’est pas hurler à tue-tête « allons enfants de la patrie ». C’est croire en l’âme collective d’une société toute entière qui, avec toutes ses composantes, affronte les défis, sans cesse renouvelés, de la vie.
    La citoyenneté, c’est reconnaitre et accepter les multiples contradictions d’une collectivité humaine au sein de laquelle se télescopent les intérêts les plus divers et parfois les plus divergents.
    Je revendique cette forme de bienveillance - trop complaisamment critiquée - parce qu’elle est à mes yeux une volonté d’embrasser l’altérité et de gérer en bonne intelligence les différences qui font, par nature, une communauté humaine. En ce sens, elle n’est pas un sable trompeur mais bien un ciment aussi précieux que solide pour une société aussi fragmentée que la nôtre.
    Le devoir d’accueil à l’égard des migrants n’est en rien cette naïveté taxée de bienveillance molle par certains. Il m’apparait avant tout comme une dignité partagée, d’égal à égal.
    La bienveillance, qui contrairement aux apparences, ne rime pas avec condescendance, c’est aussi une dimension fondamentale du dialogue inter-religieux. Une dimension qui fait l’identité de cette ville. C’est une capacité à comprendre celui qui ne croit pas comme vous, qui ne pense pas comme vous.
    La citoyenneté, c’est un respect fondateur de l’autre. Une volonté d’intégrer une part essentielle du voisin, de l’étranger, du monde… dans sa propre existence.
    Alors avouons-le : la citoyenneté humaniste, c’est un défi difficile dans le monde brutal de 2017, avide de simplifications et de confrontations. Elle est en mouvement et elle se renforce, bien plus qu’elle ne se délite, en intégrant les apparentes tensions que lui impose une société qui se métisse. La France est multiculturelle, c’est ainsi. Et c’est une richesse qui doit être cultivée.
    A Strasbourg, l’Européenne, ville refuge de tant d’humanismes à travers les siècles, ville féconde de tant de savoirs, nous relevons chaque jour un défi culturel et sociétal qui dépasse, et de loin, les échéances politiques et même les municipalités. C’est une ambition exaltante, bien plus « française » que le retranchement derrière les barricades d’une identité tricolore factice.
    C’est en tout cas le sens qu’avec mon équipe, j’ai voulu donner à notre action, dans toutes ses dimensions.
    Je vous disais en préambule que j’étais triste et inquiet. C’est vrai. Mais je suis aussi déterminé à me battre pour les idéaux humanistes sans lesquels je ne serais pas ce que je suis. Je suis confiant, aussi dans la force du renouveau. Confiant dans l’élan du progrès. Confiant dans le retour de la lumière quand, après le Brexit et la victoire de Donald Trump, les ténèbres électorales obscurcissent provisoirement notre horizon.
    A nous, à nous tous, à notre échelle et à notre dimension, de diffuser les lueurs salvatrices d’une citoyenneté réinventée. Cela ne tient qu’à nous ! J’en suis sûr : il n’y a pas de fatalité.
    Roland Ries

TRÉSORS DU CINÉMA ITALIEN

Jeudi 27 septembre
  • Bienvenue en Sicile

    de Pif
    avec Pif, Miriam Leone, Andrea Di Stefano
    Italie - 2016 - 1h39 - VOST

    Synopsis :
    New York, 1943. Arturo rêve d’épouser la belle Flora, déjà promise à un chef de la mafia new-yorkaise. La seule façon d’obtenir sa main est de la demander directement à son père, resté en Sicile. Arturo s’engage alors dans l’armée américaine. Il est loin d’imaginer que l’armée a scellé un pacte avec la mafia pour assurer le débarquement en Italie…

    Horaires :
    Trésors du cinéma italien
    Vendredi 15 juin 2018 à 20h15, projection-débat en présence de Madame Veronica Manson, Directrice de l’Istituto Italiano di Cultura Strasburgo

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en quelques mots

  • L'Odyssée à Strasbourg, c'est :
  • Le cinéma de la diversité
    culturelle
  • Le carrefour des cinémas
    d'Europe
  • La Maison des cinémas
    du monde
  • L'aventure de la découverte
    et de la mémoire du 7e art
  • Le partenariat avec de
    nombreuses associations
    pour de multiples débats
    citoyens
  • L'Odyssée une certaine
    passion du cinéma,
  • La passion du cinéma
    autrement !

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Dernière mise à jour : 14.05.2013 | Prochaine mise à jour : 04.06.2013 | Contact : Odyssée
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