Du 06 Juin au 03 Juillet 2012
WE WANT SEX EQUALITY
(Made in Dagenham)
de Nigel Cole
avec Sally Hawkins, Bob Hoskins, Miranda Richardson
GB-2010-1h53-VOST
En 1968, les ouvrières de l'une des usines Ford en Angleterre, travaillent en atelier dans des
conditions déplorables. Il y fait une chaleur tropicale l'été et dès qu'il pleut c'est l'inondationà l'intérieur du bâtiment. Mais elles s'accommodent tant bien que mal de ces conditions. Jusqu'au
jour où elles découvrent, oh surprise ! qu'à travail égal les hommes sont bien mieux payés
qu'elles. Aidées d'un syndicaliste qui prend fait et cause pour ces femmes, elles vont se battre
jusqu'à rencontrer la ministre du travail Barbara Castle et obtenir gain de cause. Grâce à elles,
le combat des femmes pour le « sex equality » a fait un considérable bond en avant.
« 1968 a été l'année des grandes manifestations parisiennes et on sentait le vent du
changement souffler à travers le monde. Cet incident, d'abord mineur, à Dagenham s'est
transformé en véritable évènement. Tout a commencé par une simple revendication interne sur
la réévaluation de leur travail, mais les ouvrières ont vite décidé d'élargir le débat sur l'égalité salariale entre hommes et femmes. C'est ça qui a provoqué un scandale. Ce mouvement a
soudainement déclenché des répercussions au niveau mondial. Les multinationales étaient
réticentes à l'idée d'avoir à payer l'équivalent du salaire d'un homme à une femme. » Propos du
producteur Stephen Woolley
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LA PRINCESSE ET LA
GRENOUILLE
(The Princess and the Frog)
de Ron Clements et John Musker
USA-2009-1h37-VF
A partir de 6 ans
Sur les bords du Mississippi, dans les années 20, La Nouvelle-Orléans vibre au son du jazz et
de la romance. Pourtant, la belle Tiana n'a pas une minute à perdre en rêvant à l'amour.
Passionnée par la cuisine, elle se consacre entièrement à son plus cher désir : devenir une
restauratrice à succès et accomplir ainsi le rêve de son père. Mais malgré ses efforts, les
obstacles se multiplient. Un séduisant jeune prince, Naveen, vient d'arriver en ville, attiré par sa
passion du jazz. Gâté, irresponsable et paresseux, le jeune homme a jusqu'ici compté uniquement sur son charme pour réussir dans la vie. Sa richesse et son rang attirent le
malfaisant Dr Facilier, un sorcier qui pratique la magie noire. Ne parvenant pas à profiter de la
fortune du prince, Facilier se venge, et le transforme en grenouille…
« Voilà de beaux dessins traditionnels faits au crayon, des chansons comme autrefois, une
vraie histoire de conte de fées sentimentale et aventureuse. Le tout sur un ton très moderne:
Tiana, première héroïne afro-américaine des studios Disney, est une jeune femme carriériste et
indépendante. Les auteurs ont su intégrer une bonne dose d’humour à l’intrigue grâce à des
personnages secondaires hauts en couleur comme la pétillante Charlotte, sorte de Barbie
délurée aux allures très "cartoon". Le méchant sorcier vaudou est particulièrement effrayant,
grâce aux terribles esprits de l’au-delà qui semblent tout droit sortis d’un film de Tim Burton.
Que du bonheur! » Le Journal du Dimanche
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Du 9 Mai au 05 juin 2012
DES HOMMES ET DES DIEUX
de Xavier Beauvois
avec Lambert Wilson, Michael Lonsdale, Olivier Rabourdin
France-2010-2h00
Un monastère perché dans les montagnes du Maghreb, dans les années 90. Huit moines
chrétiens français vivent en harmonie avec leurs frères musulmans. Quand une équipe de
travailleurs étrangers est massacrée par un groupe islamiste, la terreur s'installe dans la région.
L'armée propose une protection aux moines, mais ceux-ci refusent. Doivent-ils partir ? Malgré les menaces grandissantes qui les entourent, la décision des moines de rester coûte que coûte,
se concrétise jour après jour. Ce film s'inspire librement de la vie des moines cisterciens de
Tibhirine en Algérie, de 1993 jusqu'à leur enlèvement en 1996. Grand prix du Festival de
Cannes 2010 et trois Césars en 2011 (Meilleur film, meilleure photo et meilleur second rôle
masculin).
« La prière, les chants à l'unisson, les réunions au cours desquelles se prennent, à l'issue d'un
tour de parole et d'un vote, les décisions engageant la vie de la communauté, et qui témoignent
ici de la réduction progressive des antagonismes vers une communion spirituelle, structurent le
film. Mais la place est faite, aussi, aux moments partagés avec les villageois (travail de la terre,
dispense de soins, fêtes familiales...), dans le respect de l'islam. » Le Monde
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LE MARCHAND DE SABLE
(Das Sandmännchen – Abenteuer im Traumland)
de Sinem Sakaoglu et Jesper Moller
Allemagne-2010-1h24-VF
A partir de 4 ans
Chaque nuit, comme tous les enfants du monde, Théo rejoint le Pays des Rêves grâce au sable
magique dispersé par le Marchand de Sable. Mais une nuit, le vilain Tourni-Cauchemar vole le
sable magique et prend le contrôle du Pays des rêves. Le Marchand de Sable et son fidèle
mouton Philibert demandent à Théo de les aider à récupérer le précieux sable, et déjouer ainsi
les plans du terrifiant Tourni-Cauchemar. Commence alors une grande aventure, dans un
univers où tout est possible…
« Autour de ce personnage mythique tiré d'un conte d'Andersen, les auteurs brodent une fable
touchante et un univers graphique d'une grande originalité. Theo, un garçonnet, le marchand de
sable et leurs amis du pays des Rêves y poursuivent l'effroyable Tourni-Cauchemar, hooligan
dégingandé qui a volé le sable magique pour hanter les nuits de tous les enfants. Dans un
univers bigarré et fantastique, où la richesse de l'imaginaire transfigure la simplicité des
figurines et des matériaux, le film invite élégamment ses petits spectateurs à apprivoiser leurs
peurs. » Le Monde
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« Une superbe et convaincante distribution sert cette épopée qui fonctionne comme un western aux idéaux de liberté et de fraternité. Le réalisateur Robert Guédiguian a su trouver le souffle historique et romanesque, qui fait de cette armée un film enthousiasmant. » Le Journal du Dimanche
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Du 28 Mars au 24 Avril 2012
QUINZAINE ESPAGNOLE
Programmation à venir
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L’ILE AU TRESOR
(Treasure Island)
de Victor Fleming
avec Wallace Beery, Jackie Cooper, Lewis Stone, Lionel Barrymore
USA-1932-1h43-VOST
A partir de 8 ans
En 1765, le jeune Hawkins dont la mère tient la taverne à l'enseigne de « l'Amiral Benbow »,
s'est pris d'amitié pour un vieux capitaine ivrogne, Billy Bones qui, à sa mort, lui lègue une carte
donnant l'emplacement du trésor du pirate Flint... Accompagné de Trelawney, le châtelain du
pays, du docteur Livesey et du capitaine Smollett, Jim s'embarque à bord de « l'Hispaniola»à la recherche de l'île mentionnée sur la carte. Trelawney engage pour l'aventure un curieux
cuisinier à la jambe de bois, Long John Silver. John et Jim deviennent amis jusqu'au jour où le
jeune garçon surprend une conversation prouvant que le vieux boucanier projette de mutiner
l'équipage pour s'emparer du trésor. Jim avertit ses compagnons…
« Remake d’une version réalisée en 1918 par Maurice Tourneur, cette adaptation du célèbre
romain de Stevenson est de beaucoup la meilleure avec une truculente composition de Wallace
Beery. » Guide des Films – Jean Tulard
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Du 7 au 27 mars 2012
LES SENTIERS DE LA
GLOIRE
(Paths of Glory)
de Stanley Kubrick
avec Kirk Douglas, Ralph Meeker, Adolphe Menjou
USA-1957-1h28-VOST
Lors de la guerre de 1914-1918, tandis que le conflit s'est enlisé depuis longtemps dans la
guerre de tranchées, l'état-major français décide une offensive quasiment impossible sur la « colline aux fourmis ». Repoussé par le feu ennemi, le 701e régiment, commandé par le
colonel Dax, doit se replier. Le général Mireau, chef de l'offensive, demande alors de traduire
en conseil de guerre le régiment pour « lâcheté ». Malgré l'opposition de Dax, trois hommes
tirés au sort seront condamnés à mort et exécutés. Dax avait entre-temps soumis au général
Broulard, chef de l'état major, les preuves que le général Mireau avait fait tirer sur sa propre
armée pendant l'attaque. Broulard révoque celui-ci et propose son poste à Dax en croyant que
celui-ci avait agi par simple ambition. Dax refuse.
« La guerre était « le drame à l'état pur » selon Kubrick, de là sa fascination. Guerre nucléaire
(Docteur Folamour), guerre de Sept Ans (Barry Lyndon), guerre du Vietnam (Full Metal Jacket)
et ici guerre de 1914-1918, avec ses 800 kilomètres de tranchées et ses centaines de milliers
d'hommes décimés pour des centaines de mètres gagnés. Le réquisitoire ne vise pas ici la
boucherie, mais l'ambition aveugle d'officiers cyniques, avides de gloire, qui ordonnent à leurs
soldats de tirer dans leur propre camp et les font fusiller s'ils n'obéissent pas. Kubrick s'est
appuyé sur plusieurs faits historiques véridiques, ce qui expliqua la gêne des autorités et
l'interdiction du film durant dix-huit ans. Son film n'est pourtant pas antimilitariste. Via le ferme et
juste colonel Dax, qui prend la défense des soldats courageux accusés, Kubrick montre au
contraire la valeur nécessaire à toute armée digne de ce nom. » Téléram
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LA FLÛTE ET LE GRELOT
de Tang Cheng, Wu Qiang, Te Wei, Qian Jiajun
Chine-2011-42minutes-VF
A partir de 3 ans
Le Grelot du faon
de Tang Cheng et Wu Qiang
Chine-1982-22mn
Un faon, recueilli par une petite fille, partage sa vie et ses jeux jusqu’au jour où, ayant grandi, il
doit la quitter pour retourner à la vie sauvage…
La Flûte du bouvier
de Te Wei et Qian Jiajun
Chine-1963-20mn
Juché sur son buffle, un enfant joue de la flûte. Il s’endort et rêve que son buffle s’est échappé.
Parti à sa recherche, il traverse montagnes et vallées. Lorsqu’il retrouve son ami, sa joie est si
grande qu’il se réveille. Saisissant alors sa flûte, il reprend le morceau de musique interrompu.
« Ce titre rassemble deux beaux films d'animation réalisés à vingt ans d'écart, au sein des
studios d'art de Shanghaï : La Flûte du bouvier (1963) et Le Grelot du faon (1982). Tous deux
réalisés en "lavis animés", ils s'inscrivent directement dans le programme de ce studio qui, dès
sa création en 1957, visait à développer les connaissances artistiques et le sens esthétique des
enfants, en s'inspirant des arts traditionnels chinois. Avec le théâtre chanté, la calligraphie et les
formes d'art plus populaires comme les papiers découpés, les lavis, ces peintures à l'encre de
Chine faisaient partie des grandes spécialités de la maison. Développée par Te Wei, qui dirigea
le studio depuis sa création jusqu'à 1985, la technique particulièrement complexe de l'animation
sur lavis s'inspire souvent du travail de peintres chinois. » Le Monde
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Du 01 au 28 février 2012
LE CHAT DU RABBIN
de Joann Sfar et Antoine Delesyaux
France-2009-1h40
Alger, années 1920. Le rabbin Sfar vit avec sa fille Zlabya, un perroquet bruyant et un chat
espiègle qui dévore le perroquet et se met à parler pour ne dire que des mensonges. Le rabbin
veut l'éloigner. Mais le chat, fou amoureux de sa petite maîtresse, est prêt à tout pour rester
auprès d'elle... même à faire sa bar mitsva ! Le rabbin devra enseigner à son chat les rudiments
de loi mosaïque ! Une lettre apprend au rabbin que pour garder son poste, il doit se soumettre à une dictée en français. Pour l'aider, son chat commet le sacrilège d'invoquer l'Eternel. Le rabbin
réussit mais le chat ne parle plus. On le traite de nouveau comme un animal ordinaire. Son seul
ami sera bientôt un peintre russe en quête d'une Jérusalem imaginaire où vivraient des Juifs
noirs. Il parvient à convaincre le rabbin, un ancien soldat du Tsar, un chanteur et le chat de faire
avec lui la route coloniale...
« Un chat qui pense, goûtant la rhétorique et l'exégèse enseignées par l'étude du Talmud. Et
surtout un chat qui juge, parfois sans indulgence, les adultes qui l'entourent, tour à tour colons
crétins ou religieux intolérants... Dans l'univers de Joann Sfar, l'humour mordant le dispute à la
philanthropie. Ainsi, la seconde partie du film est-elle un savoureux voyage initiatique, un
apprentissage de la différence, fondé sur la curiosité de l'autre - où l'on croise d'ailleurs, au
cœur de l'Afrique, un petit reporter belge bien borné, lui. Il s'agit d'une quête, d'une fable, et ce
n'est pas déflorer son dénouement qu'en dévoiler la morale : la clé du vivre-ensemble est en
chacun de nous. » Téléram
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JEANNOT L’INTREPIDE
de Jean Image
France-1948-1h20
A partir de 6 ans
Sept petits garçons se promènent dans la forêt quand Jeannot, le plus petit d’entre eux, décide
d’aller combattre l’ogre pour qu’il ne puisse plus manger de petits enfants. Dans le château de
ce dernier, Jeannot est fait prisonnier, mis en cage et réduit à la taille d’un insecte. Mais une pie
voleuse s’empare de la cage, et Jeannot se retrouve transporté à Insect-Ville, entraîné malgré lui dans un extraordinaire voyage par un énorme lézard…
« Premier long-métrage français en dessin animé, Jeannot l’intrépide ressemble à un
somptueux album colorié dont les insectes stylisés s’animent sur un rythme effréné. Adaptation
libre du Petit Poucet de Charles Perrault, ce voyage nous mène du château de l’ogre à un
monde fantasmé et peuplé d’abeilles, de chenilles et autres coccinelles. Dans la lignée des
premiers contes animés de Walt Disney (Blanche-Neige et les sept nains, Fantasia) et
imprégné d’une poésie inimitable, Jeannot l’intrépide est un spectacle fabuleux pour les petits et
les grands. » Carlott
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Du 04 au 31 Janvier 2012
LE BRAQUEUR
(Der Räuber)
de Benjamin Heisenberg
avec Andreas Lust, Wolfgang Kissel, Florian Wotruba
Autriche/Allemagne-2010-1h37-VOST
« Le Braqueur » raconte l'histoire d'un homme comblé de dons : Johann Rettenberger, coureur
de marathon couronné de succès et voleur de banques en série. Sans état d'âme, il mesure
avec précision fréquence cardiaque, effort, endurance et effectivité pendant les courses
d'entraînement tout comme lors des hold-up où, portant des masques absurdes et armé d'un
fusil à pompe, il court pour échapper à la police. Il vit dissimulé avec son amie Erika à Vienne,
partant sans cesse en chasse avec passion et plein d'avidité pour l'expédition, le mouvement, la
beauté de la chasse, jusqu'à trois fois par jour. Lorsqu'il est identifié, ses jambes le sauvent d'un énorme dispositif policier. Quelqu'un comme lui ne peut avoir de but : le mouvement pur et
perpétuel est l'état vers lequel tend le voleur. Plus loin, toujours plus loin l'entraîne sa fuite. Pas
question d'arriver à une destination quelconque…
« En prison, Johann s'entraîne sans cesse : dans la cour et même dans sa cellule. Et dès qu'il
sort, il attaque les banques. Il court et il braque : il ne fait que ça, c'est plus fort que lui, pire
qu'une drogue... Dans l'Autriche des années 1970, ce coureur-braqueur a existé : on l'appelait« Pumpgun-Ronnie » parce que, muni d'un fusil à pompe, ce champion de marathon s'affublait,
pour ses hold-up, d'un masque de Ronald Reagan. C'est un déguisement presque plus
effrayant que revêt le Johann du film : un double plastifié, une seconde peau lisse, inhumaine,
où seuls ses yeux semblent vivants, dévorés, non pas de rage comme chez ce grand
pourfendeur de l'Autriche qu'était Thomas Bernhard, mais d'obstination suicidaire. Le devoir de
ne jamais rester immobile dans ce pays qui l'est perpétuellement. » Télérama
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UNE VIE DE CHAT
de Alain Gagnol et Jean-Loup Felicioli
France-2010-1h10
A partir de 6 ans
Dino est un chat qui partage sa vie entre deux maisons. Le jour, il vit avec Zoé, la fillette d’une
commissaire de police. La nuit, il escalade les toits de Paris en compagnie de Nico, un
cambrioleur d’une grande habileté. Jeanne, la commissaire de police, est sur les dents. Elle doit à la fois arrêter l’auteur de nombreux vols de bijoux, et s’occuper de la surveillance du Colosse
de Nairobi, une statue géante convoitée par Costa, le criminel responsable de la mort de son
mari policier. Depuis ce drame, la fillette ne dit plus un mot. Les événements vont se précipiter
la nuit où Zoé surprend Costa et sa bande. Une poursuite s’engage, qui durera jusqu’au matin,
et qui verra tous les personnages se croiser, s’entraider ou se combattre, jusque sur les toits de
Notre-Dame…
« Mitonnée au sein du studio Folimage (producteur des films de Jacques-Rémy Girerd, dont La
Prophétie des grenouilles et Mia et le Migou), cette Vie de chat est un régal pour les yeux :
chaque mouvement a la souplesse et la grâce du félin et de son compagnon humain, qui se
coulent avec fluidité de gouttière en corniche. Cette vivacité, cette invention n'empêchent pas le
film d'explorer des sillons plus mélancoliques : la perte du père, par exemple. C'est aussi ça,
Une vie de chat : l'histoire d'une petite fille murée dans son deuil qui, soudain, triomphe du
chagrin. » Télérama
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Du 23 novembre au 20 décembre 2011
THE SOCIAL NETWORK
de David Fincher
avec Jesse Eisenberg, Justin Timberlake, Andrew Garfield
USA-2010-2h00-VOST
Une soirée bien arrosée d'octobre 2003, Mark Zuckerberg, un étudiant qui vient de se faire
plaquer par sa petite amie, pirate le système informatique de l'Université de Harvard pour créer
un site, une base de données de toutes les filles du campus. Il affiche côte à côte deux photos
et demande à l'utilisateur de voter pour la plus canon. Il baptise le site Facemash. Le succès est
instantané : l'information se diffuse à la vitesse de l'éclair et le site devient viral, détruisant tout
le système de Harvard et générant une controverse sur le campus à cause de sa misogynie.
Mark est accusé d'avoir violé intentionnellement la sécurité, les droits de reproduction et le
respect de la vie privée. C'est pourtant à ce moment qu'est né ce qui deviendra Facebook…
« Le Mark de David Fincher, pirate informatique surdoué, est un solitaire, frustré, dépourvu de
sens psychologique, exclu des groupes d'étudiants qui comptent. Son premier « fait d'armes» consiste à lancer, la nuit où sa copine le largue, un site de notation de toutes les filles de
l'université. Déjà un énorme succès d'audience, déjà une raison, pour beaucoup, de lui en
vouloir - au-delà de son immaturité de geek et de son machisme virtuel, il viole la sécurité du
système informatique de Harvard et les données privées des étudiantes. Facebook est en
germe, mais il faudra d'autres transgressions, d'autres meurtres symboliques pour en faire un
phénomène mondial. » Télérama
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UN ETE AVEC COO
(Kappa no coo to natsu-yasumi)
de Keiichi Hara
Japon-2007-2h15-VF
A partir de 7/8 ans
Kôichi, jeune écolier en quatrième année de primaire, découvre une pierre bien étrange dans le
lit asséché d'une rivière et la rapporte à la maison. Alors qu'il décide de laver ce précieux
trophée, un étrange animal en sort. Surprise, c'est un kappa, un esprit de l'eau. La famille de
Kôichi appelle ce kappa Coo et décide d'en prendre soin. Toutefois, la rumeur de la présence
de Coo ne tarde pas à se propager et toute la ville ne parle plus que de lui. Coo, inquiet
d'ennuyer la famille de Kôichi, décide de partir. L'aventure de Coo à la recherche d'autres
kappas commence.
« Sur une trame plutôt classique de récit initiatique, le scénario parvient à la fois à s’inscrire
dans le registre du dessin animé d’aventure et de la réflexion sociale. La première, souvent
drôle et inventive, ravira les enfants qui ne devraient pas tarder à adopter Coo, cocasse et
attendrissante petite créature verte. La seconde, portée par une dimension humaniste et une
préoccupation écologiste, confère à cette production pour jeune public une dimension
transcendant cette étiquette réductrice. Une réussite narrative secondée par la beauté d’une
animation naturaliste, pleine de poésie et faussement naïve, à l’image de ce très beau film. » Le
Nouvel Observateur
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Du 2 au 22 novembre 2011
LA PRINCESSE DE
MONTPENSIER
de Bertrand Tavernier
avec Mélanie Thierry, Lambert Wilson, Grégoire Leprince-Ringuet
France-2010-2h19-VOST
1562, la France est sous le règne de Charles IX, les guerres de religion font rage… Depuis son
plus jeune âge, Marie de Mézières aime Henri, Duc de Guise. Elle est contrainte par son père
d’épouser le Prince de Montpensier. Son mari, appelé par Charles IX à rejoindre les princes
dans leur guerre contre les protestants, la laisse en compagnie de son précepteur, le Comte de
Chabannes, loin du monde, au château de Champigny. Elle tente en vain d’y oublier sa passion
pour Guise, mais devient malgré elle l’enjeu de passions rivales et violentes auxquelles vient
aussi se mêler le Duc d’Anjou, futur Henri III.
« Mélanie Thierry illumine « La Princesse de Montpensier », de Bertrand Tavernier.
Contrairement à l'autre héroïne de Mme de La Fayette, la princesse de Clèves, Marie finit, elle,
par céder à la passion, mais c'est pour se retrouver trahie, rejetée, aussi seule que sa célèbre« sœur littéraire ». «Le plus émouvant, dit Mélanie Thierry, c'est la fragilité de tous ces
personnages. Bertrand tenait à la juvénilité des visages, confrontés au poids des
convenances.» » Téléram
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LA VIE SAUVAGE DES
ANIMAUX DOMESTIQUES
de Dominique Garing et Frédéric Goupil
France/Allemagne-2008-1h30
A partir de 6 ans
Dans une jolie ferme de la Bresse Jurassienne, entre premiers bourgeons du printemps et
canicule de fin d’été, les animaux domestiques semblent vivre en toute quiétude et en
harmonie, non loin des animaux sauvages de la forêt et des champs. Un malaise du vieux
fermier qui, habituellement, prend soin d’eux va tout bouleverser. La ferme et ses animaux vont
se retrouver seuls. Leur vie va alors se révéler dans toute sa complexité, permettant de
découvrir une réalité inattendue, parfois tragique mais le plus souvent drôle. Parmi les dindons,
pintades, canards, lapins, oies, chevaux, vaches, et autres animaux de la ferme, une poulette
noire, trois petits cochons, un chat gris, un renard, un hérisson et les fermiers eux-même nous
entraînent dans les péripéties de ce monde qui bien qu’imprégné par l’homme, n’en a pas
moins conservé sa part sauvage.
« Un commentaire avec ce qu'il faut de distanciation familière et d'humour, un point de vue à la
fois ludique et pédagogique qui ne se hausse pas du col, une prise de vue attentive et patiente,
une mise en scène qui a l'honnêteté de s'avouer comme telle : cela fait amplement l'affaire et
suffit à notre bonheur. » Le Monde
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« Cet énorme succès commercial est une adaptation réussie du roman de Louis Pergaud . Le rythme est rapide, les répliques percutantes. C'est drôle, trépidant, bien enlevé, plein de fraîcheur et de spontanéité. Les enfants (en particulier Petit Gibus) sont d'un naturel époustouflant… » Cinéma-1962
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Du 28 septembre au 25 octobre 2011
THE GHOST WRITER
de Roman Polanski
avec Ewan McGregor, Pierce Brosnan, Kim Cattral
France/GB-2008-2h08-VOST
À Londres, un nègre littéraire (écrivain privé, en anglais ghostwriter ou ghost) à succès est engagé pour terminer les mémoires d'Adam Lang, ancien Premier ministre britannique. Mais
dès le début de leur collaboration, le projet semble périlleux car le prédécesseur du « nègre» de Lang est décédé « accidentellement ». Le « nègre » prend l'avion pour travailler sur le projet,
au milieu de l'hiver, dans une maison au bord de l'océan sur l'île de Martha's Vineyard, située
au large des côtes de la Nouvelle-Angleterre. Mais le jour même de son arrivée, un ancien
ministre du cabinet Lang accuse celui-ci d'avoir autorisé l'arrestation illégale de terroristes
présumés et de les avoir livrés à la CIA qui les aurait soumis à la torture. La controverse
ameute des journalistes et des manifestants sur l'île où réside Lang, sa femme Ruth et son
assistante (et maîtresse) Amelia. Au cours de son travail, le « nègre » découvre des indices
laissant entendre que son prédécesseur aurait mis au jour un sombre secret reliant Lang à la
CIA.
« Invitation à interpréter quantité de signes et d'indices, The Ghost Writer est un film de pure
mise en scène. Un régal d'ambiguïté, d'ironie trouble, d'angoisse diffuse. Mais c'est aussi la
continuation éclatante de l'oeuvre polanskienne, le prolongement d'une vision du monde où le
pire paraît peu à peu s'éloigner, comme un mauvais rêve, avant de revenir, soudain, envahir la
réalité. La surprise finale et ses retentissements rappellent la terrible formule de Lacan : « La
paranoïa, c'est la vérité. » » Télérama
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ARRIETTY, LE PETIT MONDE
DES CHAPARDEURS
(Kari-gurashi no Arietti)
de Hiromasa Yonebayashi
Japon-2010-1h34-VF
A partir de 3 ans
Dans la banlieue de Tokyo, sous le plancher d’une vieille maison perdue au cœur d’un
immense jardin, la minuscule Arrietty vit en secret avec sa famille. Ce sont des Chapardeurs.
Arrietty connaît les règles : on n’emprunte que ce dont on a besoin, en tellement petite quantité que les habitants de la maison ne s’en aperçoivent pas. Plus important encore, on se méfie du
chat, des rats, et interdiction absolue d’être vus par les humains sous peine d’être obligés de
déménager et de perdre cet univers miniature fascinant fait d’objets détournés. Arrietty sait tout
cela. Pourtant, lorsqu’un jeune garçon, Sho, arrive à la maison pour se reposer avant une grave
opération, elle sent que tout sera différent. Entre la jeune fille et celui qu’elle voit comme un
géant, commence une aventure et une amitié que personne ne pourra oublier.
« Hayao Miyazaki, qui signe le scénario et supervise le projet, rêvait depuis longtemps
d'adapter The Borrowers, roman anglais pour enfants de Mary Norton. Il en a confié la
réalisation à l'un de ses collaborateurs du Studio Ghibli, mais on retrouve tout son univers dans
cette d'histoire de gentils « parasites ». Ils sont devenus de lointains cousins de la farouche
Princesse Mononoké ou du débonnaire Totoro, les représentants d'un monde enchanté en voie
de disparition. Bien sûr, avec Miyazaki, le conte ne reste pas entre quatre murs. Il s'ouvre tout
grand sur un jardin bruissant, une nature radieuse, luxuriante, à la beauté presque sacrée,
pinceaux et pastels, dieu Oxygène et fée Chlorophylle. » Téléram
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Du 7 au 27 septembre 2011
BENDA BILILI !
de Renaud Barret et Florent de La Tullaye
avec Roger Landu, Coco Ngambali, Djunana Tanga-Suele
France/Congo-2010-1h25-VOST
Ricky a un rêve : faire de Staff Benda Bilili le meilleur orchestre du Congo Kinshasa. Roger,
enfant des rues, désire plus que tout rejoindre ces stars du ghetto qui écument la ville sur des
fauteuils roulants customisés façon « Mad Max ». Ensemble, il leur faut déjouer les pièges de la
rue, rester unis, trouver dans la musique la force d'espérer. Pendant cinq ans, des premières
répétitions à leur triomphe dans les festivals du monde entier, « Benda Bilili », en français « Audelà des apparences », raconte ce rêve devenu réalité.
« Filmé entre 2004 et 2009, l'itinéraire de Staff nous tient en haleine du début à la fin. En
s'attachant au quotidien du groupe auquel ils ont lié leur destin, les réalisateurs évitent les
raccourcis façon success story. L'histoire se tisse sous nos yeux, de petits miracles en coups
du sort. Quand un incendie ravage le centre d'hébergement où logent les musiciens, l'aventure
semble définitivement interrompue. Mais le Staff a de la ressource, et c'est en familier, déjà,
que l'on assiste à l'intronisation du petit Roger, enfant des rues et génie du satongé, cet
instrument fabriqué à partir d'une boîte de conserve et d'un fil de fer. Au fil des ans, on verra
Roger devenir un homme et une star. » Téléram
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RAIPONCE
(Tangled)
de Byron Howard et Nathan Greno
USA-2010-1h41-VF
A partir de 6 ans
Lorsque Flynn Rider, le bandit le plus recherché du royaume, se réfugie dans une mystérieuse
tour, il se retrouve pris en otage par Raiponce, une belle et téméraire jeune filleà l'impressionnante chevelure de 20 mètres de long, gardée prisonnière par Mère Gothel.
L'étonnante geôlière de Flynn cherche un moyen de sortir de cette tour où elle est enfermée
depuis des années. Elle passe alors un accord avec le séduisant brigand. C'est le début d'une
aventure délirante au cours de laquelle l'improbable duo va rencontrer un cheval super-flic, un
caméléon à l'instinct de protection surdéveloppé, et une drôle de bande de malfaiteurs.
« L'influence Pixar se fait sentir dans la mise en scène énergique et dans le comique des
personnages secondaires : un cheval têtu comme une mule et une bande de vauriens
patibulaires qui avouent leurs penchants artistiques lors d'une séquence musicale hilarante. Et
puis il y a Mère Gothel (Isabelle Adjani en VF, s'il vous plaît). Onctueuse à souhait, chantant
comme une diva de Broadway, cette marâtre qui refuse de vieillir tient la princesse sous sa
coupe en la culpabilisant. Des rapports mère-fille psychanalytiques, et pas un seul orphelin à l'horizon : avec Raiponce, Disney s'offre un sacré rafraîchissement. » Téléram
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