Soul Kitchen
de Fatih Akin avec Adam Bousdoukos, Moritz Bleibtreu, Birol Ünel
Allemagne/France-2008-1h39-VOST
Zinos, jeune restaurateur à Hambourg, traverse une mauvaise passe. Sacopine Nadine est partie s’installer à Shanghai, les clients de son restaurant, le « Soul Kitchen », boudent la cuisine gastronomique de son nouveau chef, un talentueux caractériel, et il a des problèmes de dos ! Zinos décide de rejoindre Nadine en Chine, et confie son restaurant à son frère Illias, fraîchement sorti de prison. Ces deux décisions se révèlent désastreuses : Illias perd le restaurant au jeu contre un promoteur immobilier véreux, et Nadine a quelqu’un d’autre dans sa vie ! Mais les deux frères ont peut-être encore une chance de sauver le « Soul Kitchen » s’ils parviennent à s’entendre et à travailler en équipe.
« Ça faisait longtemps que « Soul Kitchen » me trottait dans la tête. Je pensais souvent à mon vieil ami Adam Bousdoukos et à son repaire, la Taverna, dans le quartier Ottensen à Hambourg. C’était plus qu’un restaurant pour nous : c’était un terrain de jeu et d’aventure, un réservoir d’idées, un endroit pour faire la fête, un foyer. Je voulais transmettre les sentiments et la façon de vivre qui pour moi sont si profondément associés à la Taverna, et je n’aurais pas pu le faire avec quelques années de plus. Je ne peux plus faire la fête continuellement et sortir cinq soirs par semaine. Au bout d’un moment, on commence à avoir des maux de tête, à trouver la musique trop bruyante et la fumée gênante. On vieillit, c’est normal, on change de style de vie. Malgré tout, faire un film sur ce sujet reste une bonne idée, parce qu’en fin de compte, c’est une question existentielle. Le film parle d’alcool, de nourriture, de fête et de danse, mais aussi du foyer. Je voulais faire un film sur le sentiment d’être chez soi, qui n’a rien à voir avec la nationalité, le fait d’être allemand ou turc, ni même un endroit particulier : c’est un mode de vie, un état d’esprit » Propos de Fatih Akin