11ème Semaine du Documentaire de Création Européen

Du 12 Novembre au 2 décembre 2007 - Le programme en pdf

FILMS EN COMPETITION
COUPS DE COEUR

CINEMA ET ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE


FILMS EN COMPETITION

Elle s’appelle Sabine
de Sandrine Bonnaire avec Sabine Bonnaire, Sandrine Bonnaire
France-2007-1h25

Le documentaire évoque une personnalité attachante dont le développement et les dons multiples ont été broyés par un système de prise en charge défaillant. Après un passage tragique de cinq longues années en hôpital psychiatrique, Sabine reprend goût à la vie, même si ses capacités restent altérées, dans un foyer d’accueil en Charente. Démonstration par l’exemple, de la pénurie de centres spécialisés et ses conséquences dramatiques.

« Mon but premier avec ce film est de convaincre, ou en tout cas de sensibiliser les pouvoirs publics sur la prise en charge de l’autisme, et de témoigner au nom des familles en détresse. Donc ma démarche au départ est politique. En 2001, j’ai été marraine des Journées de l’Autisme. En m’investissant pendant plusieurs années dans cette fonction, j’ai pu voir combien de familles vivaient ce drame dans l’ombre. Il fallait en parler. » Propos de Sandrine Bonnaire

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Young Yakuza
de Jean-Pierre Limosin
France-2006-1h39-VOST

Véritable plongée dans l'univers de la mafia japonaise, « Young Yakuza » est le récit initiatique d'une rencontre, celle d'un jeune homme désoeuvré et d'un parrain, lui-même en pleine crise identitaire. Placé par sa mère en apprentissage au sein d'un clan mafieux, Naoki va découvrir le quotidien des Yakuzas pendant une année entière. Ensuite, il lui appartiendra de choisir : rester ou quitter ce monde qui s'accroche à son passé…

« Sollicité à Paris par M. Kugamai, un chef de clan, Jean-Pierre Limosin a établi des règles que Kugamai verbalise devant la caméra : ne pas filmer leurs activités illégales, les images devaient rester hors de tout contrôle du clan. Par de longues discussions et le visionnement de films, il a imposé son idée du travail cinématographique et établi une relation de confiance. Le tournage s’est déroulé au cours d’un an et demi. Le choix de la pellicule en faisant des claps répondait à la nécessité d’un rituel pour affronter le milieu yakusa fortement ritualisé. Afin de ne pas être « submergé par le côté tragique de ces hommes », Limosin avait « envisagé un chœur chanté qui apporterait le contexte des thèmes abordés à l’intérieur du clan ». Il a fait appel à un trio de rappeurs du même âge que les jeunes apprentis du clan pour donner « une présence en miroir par rapport aux jeunes maffieux ». Un documentaire décalé à la manière de Limosin. »

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Ma Mondialisation
de Gilles Perret
France-2006-1h26

Fonds de pension, délocalisation, mondialisation font désormais partie de notre langage quotidien, mais demeurent des notions abstraites, souvent angoissantes. À travers le regard plutôt «atypique» d’un chef d’entreprise de la vallée de la mécanique de précision en Haute-Savoie, le film raconte cette phase récente du capitalisme dominé par des mécanismes financiers «globaux» et implacables. Victimes de leur succès, toutes les plus grosses entreprises de la vallée ont déjà été rachetées par des sociétés financières dont l’unique souci est la rentabilité maximale dans des temps records. Une illustration parfois drôle, et le plus souvent cruelle, du choc des cultures entre l’industrie et l’univers de la finance.

« « Ma Mondialisation » est le 10ème documentaire de Gilles Perret, 38 ans, habitant à Mieussy en Haute- Savoie. Il s’applique à évoquer les problèmes du monde à travers des personnages de son entourage. Après « T.I.R.-TOI DU MONT BLANC » consacré aux opposants au retour des camions à Chamonix et « 8 clos à Evian » consacré au G8 d’Evian, « Ma Mondialisation » est le 3ème film consacré à la politique et l’économie mondiales. Par ailleurs, Gilles Perret collabore au magazine de la montagne de France 3, « Chroniques d’en Haut ». »

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Couleurs d’Orchestre
de Marie-Claude Treilhou
France-2007-2h00

Une approche de l’orchestre symphonique avec l’orchestre de Paris. Ce film se propose d’extraire l’orchestre symphonique de son abstraction, de lui donner du corps, de l’humaniser, pour prendre la mesure du travail qui précède et accompagne le concert, tout ce qui en conditionne l’existence. Le film se situe résolument du côté du travail, de ses conditions, de ses spécificités, finesses et drôleries. Pour donner à la magie musicale tout son soubassement logistique, en renforcer la force émotionnelle, mesurer toute l’envergure de ce phénomène de raffinement, à tous les étages de son élaboration.

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Le Blues de l’Orient
de Florance Strauss avec Abed Azrie, Yair Dalal
France/Canada-2006-1h25

Qu'ont en commun Le Caire, Tel Aviv, Beyrouth, Damas ou Alep ? Au-delà des conflits qui ont agité ou agitent encore le Moyen-Orient, ces villes ont un héritage en partage : la musique arabe classique. De Paris, la cinéaste Florence Strauss remonte aux sources de cet art immémorial tout en partant sur les traces de son histoire personnelle en partie ignorée et occultée. Sur la voie de ses aïeux, elle rend hommage aux musiciens et poètes qui incarnent et perpétuent une partie de l'histoire de l'Orient.

« Des sonorités admirables, des poèmes magnifiques d'amour et d'exil, de louange et d'appel mystique, « Le Blues de l'Orient » est d'abord un merveilleux, un envoûtant bain de beauté qui agit à la fois sur les sens et sur l'âme. » Le Figaro

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Le Premier Cri
de Gilles de Maistre
France-2006-1h40

C'est l'éblouissante histoire vraie du tout premier cri de la vie, celui que l'on pousse quand on naît et qui scelle notre venue au monde. La naissance sur grand écran à l'échelle de la planète. Contraste des terres, contraste des peuples, contraste des cultures pour le plus beau et le plus insolite des voyages. Dans un intervalle de 24 h sur la Terre, le destin de plusieurs personnages se croise dans un moment unique et universel : la mise au monde d'un enfant. Avec ses personnages réels, ce film retrace l'instant magique des premiers balbutiements de la vie et explore les univers de la naissance, aussi variés que nous sommes différents. Prévu sur les 5 continents, des dernières zones encore sauvages aux lieux les plus urbanisés, le tournage commence mi-mars et durera 1 an.

« Pour celles qui l'ont vécue, c'est une redécouverte, pour celles appelées à le vivre, [c']est assimilable à une mise en bouche et pour ceux qui n'auront jamais cette chance, une opportunité de comprendre et d'appréhender le miracle de la vie de l'intérieur, ou presque. » A Voir – A Lire

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Biutiful Cauntri
de Esmeralda Calabria, Andrea d’Ambrosio et Peppe Ruggiero
Italie-2007-1h23-VOST

Des éleveurs qui voient mourir leurs brebis. Des agriculteurs qui cultivent des terres de plus en plus polluées. 1200 décharges abusives de déchets toxiques. Nous sommes en Italie, dans la région de Naples. En fond, une mafia d'entrepreneurs qui utilise camions et bennes métalliques à la place de revolvers.

« On estime que le business des déchets rapporte à la Camorra plus de 30 milliards de dollars par an. Depuis 14 ans, la ville de Naples et ses environs sont placés en situation d'urgence par le gouvernement italien toujours impuissant à enrayer la pollution. De leur côté, les associations anti-mafia estiment que si on rassemblait l'ensemble des déchets passés entre les mains de la Camorra, on obtiendrait une montagne de 14.000 mètres de haut ! Enfin, une revue scientifique de renom, "The Lancet, a publié en 2004 une étude montrant les registres des décès de la sécurité sociale. Ceux-ci montrent un taux de mortalité en hausse pour certains cancers et malformations, dans une région au nord de Naples qu'elle a baptisée le "triangle de la mort". »

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Valse avec Bachir
d’Ari Folman
France/Israël-2008-1h27-VOST

« Valse avec Bachir » est un film autobiographique. Ari Folman, metteur en scène israélien, a rendez-vous en pleine nuit dans un bar avec un ami en proie à des cauchemars récurrents, au cours desquels il se retrouve systématiquement pourchassé par une meute de 26 chiens. 26, exactement le nombre de chiens qu'il a dû tuer au cours de la guerre du Liban, au début des années 80 ! Le lendemain, Ari, pour la première fois, retrouve un souvenir de cette période de sa vie. Une image muette, lancinante : lui-même, jeune soldat, se baigne devant Beyrouth avec deux camarades.Il éprouve alors un besoin vital de découvrir la vérité à propos de cette fraction d'Histoire et de lui-même et décide, pour y parvenir, d'aller interviewer à travers le monde quelques-uns de ses anciens compagnons d'armes. Plus Ari s'enfoncera à l'intérieur de sa mémoire, plus les images oubliées referont surface.

« Ari Folman vient de nous faire un dessin, peut-être même le dessin de l'année. Il vient aussi de tirer un trait définitif, rageur, sur ce que l'on croyait savoir sur la frontière entre la fiction et le documentaire. » Libération

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COUPS DE CŒUR

Les Seigneurs de la Mer
(Sharkwater)
de Rob Stewart
Canada-2006-1h30-VOST

Depuis l'enfance, Rob Stewart se passionne pour les requins. À tel point qu'il est devenu biologiste et photographe sous-marin afin de pouvoir nager avec eux, décrypter leur mystère et déconstruire le mythe du requin mangeur d'hommes. Ce mythe, entièrement fabriqué, serait selon lui responsable de l'indifférence qui entoure, un peu partout dans le monde, le massacre de la population de requins à des fins commerciales. Du Costa Rica aux îles Galapagos en passant par le Guatemala, Stewart et l'équipage de l'activiste des mers Paul Watson tentent de dénoncer et de mettre en échec les braconniers à la solde de mafias asiatiques soutenues par des gouvernements corrompus. Il y va de l'équilibre écologique de la planète.

« Des images impressionnantes d’une grande beauté pour un constat implacable sur la cruauté humaine face à une espèce en voie de disparition. Et, pour la première fois, on montre les requins sous un angle moins négatif. » Figaroscope

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Haïti Chérie
de Claudio Del Punta avec Yeraini Cuevas, Jean-Marie Guerin, Valentin Valdez
Italie-2007-1h39-VOST

République Dominicaine. Jean-Baptiste et Magdaleine sont mariés. Ils vivent sur une plantation de canne à sucre. Magdaleine ne supporte plus la vie dans la Batey (nom créole pour les plantations) et veut retourner en Haïti. Même si Jean-Baptiste espère pour eux deux une vie meilleure en République Dominicaine, la mort de leur enfant de sous-alimentation confirme sa décision. La tentative de viol de Magdaleine par l'un des gardes va précipiter leur départ. Avec l'aide d'Ernesto, médecin militant de la plantation, ils s'enfuient, emmenant avec eux Pierre, un jeune coupeur de canne de 14 ans complètement dévoué à Magdaleine. Le groupe traverse la République Dominicaine, essayant d'oublier leur vie de misère et les injustices qu'ils ont subies jusque lors. Une situation d'autant plus choquante quand elle est mise en regard du tourisme florissant sur cette partie de l'île et qui n'a aucun contact avec leur réalité. Le retour du couple en Haïti sera une rencontre tragique avec un monde dévasté par la pauvreté et la violence, où le fatalisme passif des habitants donne l'impression que le temps s'y est arrêté

« D'un scandale généralement insoupçonné, le réalisateur italien Claudio Del Punta a tiré une fiction dont la sobriété et la sensibilité font le mérite. » Le Monde

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L’Energie de l’Espoir
de Jean-Marie Fawer (Produit par Ana Films, France Ô, RFO)
France-2008-52mn

Ils ont entre 16 et 18 ans. Ils ont fui l’Angola, la Guinée ou la Russie, leur pays. Après des parcours d’une grande violence, ils débarquent clandestinement à Strasbourg. Pour l’administration ce sont des « mineurs isolés étrangers » bénéficiant de la protection de l’Etat. Pour d’autres, éducateurs, juristes, citoyens ce sont des enfants qu’il ne faut pas « laisser tomber ». Ils découvrent alors des jeunes dont l’énergie à se reconstruire en France est bouleversante. Parce qu’ils n’ont « pas le choix » les épreuves sont vécues comme autant de défis : l’apprentissage de la langue, la découverte d’une société aux antipodes de la leur, la solitude profonde de l’exil. C’est sous le regard bienveillant de ces adultes responsables que ces jeunes réintègrent petit à petit le monde des humains, partageant leurs espoirs, leurs rêves, leur désarroi aussi.

 

« A l’heure du durcissement législatif des Frontières de l’Europe, ces adultes pour leur action quotidienne en faveur de ces mineurs étrangers résistent aux démons du repli national et s’inscrivent avec modestie dans les traditions généreuses de la France. »

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Raconte-moi ta langue
de Mariette Feltin
France-2008-53mn

Dans un petit village alsacien, deux enseignantes invitent le samedi matin les parents des enfants de migrants à venir enseigner leur langue et parler de leur culture à l'ensemble de la classe... À l'IUFM d'Alsace, deux enseignantes-chercheurs luttent contre la difficulté de l'école à s'ouvrir aux langues de la migration et suivent de près cette initiative ; l’une d’elles la relaie auprès de ses étudiants et les encourage à s’ouvrir à la pluralité des langues et des cultures... Des enfants, des parents, des enseignants, des étudiants, des chercheurs contribuent ainsi à un changement radical des mentalités... Le film montre à son tour ces actions concrètes et efficaces pour faire changer le monde.

 

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Artavazd Pelechian, le poète cinéaste arménien
de Artavazd Pelechian
Arménie-2007-1h45-VOST


Un programme de trois films réalisés par Artavazd Pelechian :

Nous (Menk) _ Arménie-1969-25mn-NB-VOST

Un montage alternant images préexistantes et fabriquées, qui composent une lyrique inquiète, d’un humanisme vibrant, où les regards succèdent aux visages, où le peuple arménien semble résister à toutes les blessures, à toutes les épreuves dont le quotidien rappelle symboliquement la teneur.

Les Saisons (Tarva Yeghanaknere) _ Arménie-1972-29mn-NB-VOST

Glissades à flanc de montagne sur des traîneaux de paille, brebis égarées dans un torrent bouillonnant, Pelechian et sa caméra se laissent emporter par une ronde de la vie menée par les bergers arméniens. Moissons, transhumances, les saisons se suivent, prolongeant les rites de ces éleveurs dans un éternel recommencement.

Notre Siècle (Nach Vek) _ Arménie-1982-50mn-VOST

Une méditation sur la conquête de l’espace, les mises à feu qui ne vont nulle part, le rêve d’Icare encapsulé par les Russes et les Américains, le visage des cosmonautes déformés par l’accélération, la catastrophe imminente... Pelechian procède à la mise en orbite d’un corps désorienté, pris dans la turbulence de la matière. Là, il n’y a plus rien d’humain, ce n’est plus l’homme dans le cosmos, mais le cosmos dans l’homme.

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La Marche de l’Empereur
de Luc Jacquet avec les voix de Romane Bohringer, Charles Berling, Jules Sitruk
France-2004-1h25

L'histoire des manchots empereurs et de leur cycle de reproduction est unique au monde. Elle mêle amour, drame, courage et aventure au cœur de l'Antarctique, région la plus isolée et inhospitalière de la planète. Un scénario offert par la nature, qui se perpétue depuis des millénaires et que les hommes n'ont découvert qu'au début du XXème siècle. « La Marche de l'empereur » raconte cette histoire extraordinaire...

« Le genre est nouveau. Quasi révolutionnaire, à la frontière entre le documentaire animalier, la fiction, le reportage. Le film est un exploit où la technique toute entière, la passion du réalisateur Luc Jacquet et l'inventivité des cameramen sont au service de l'émotion à l'état pur et de l'innocence d'un peuple qui devient une sorte de tribu idéalisée par le regard de la caméra. » France Soir

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CINEMA ET ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE

Elle s’appelle Sabine
de Sandrine Bonnaire avec Sabine Bonnaire, Sandrine Bonnaire
France-2007-1h25

Le documentaire évoque une personnalité attachante dont le développement et les dons multiples ont été broyés par un système de prise en charge défaillant. Après un passage tragique de cinq longues années en hôpital psychiatrique, Sabine reprend goût à la vie, même si ses capacités restent altérées, dans un foyer d’accueil en Charente. Démonstration par l’exemple, de la pénurie de centres spécialisés et ses conséquences dramatiques.

« Mon but premier avec ce film est de convaincre, ou en tout cas de sensibiliser les pouvoirs publics sur la prise en charge de l’autisme, et de témoigner au nom des familles en détresse. Donc ma démarche au départ est politique. En 2001, j’ai été marraine des Journées de l’Autisme. En m’investissant pendant plusieurs années dans cette fonction, j’ai pu voir combien de familles vivaient ce drame dans l’ombre. Il fallait en parler. » Propos de Sandrine Bonnaire

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J’ai très mal au Travail
de Jean-Michel Carré avec Paul Ariès, Christophe Dejours, Nicole Aubert
France-2006-1h30

Stress, harcèlement, violence, dépression, suicide sont des thèmes de plus en plus fréquemment évoqués dans les médias à propos du travail. Depuis plus d'un an, Jean-Michel Carré a entrepris une enquête et une réflexion de fond sur le rapport qu'entretiennent les Français avec le travail et sa nouvelle organisation orchestrée par les nouvelles méthodes de management. Le film tente de comprendre au prix de quelles douleurs ou de quels bonheurs le salarié fabrique, résiste, crée, s'épanouit ou craque.

« Dans une enquête3 menée récemment auprès de 6000 personnes, le travail arrive en deuxième position comme condition du bonheur après la santé mais devant la famille, l’argent et l’amour. Le travail est le carrefour de valeurs différentes et de finalités divergentes. Quels sont ses enjeux ? Quelles sont les lignes de force qui le traversent ? Pour répondre à quels objectifs contradictoires ? Au bénéfice de qui ? Comment transforment-elles le travail, ses conditions d’exécution, son organisation même ? Quelles sont les nouvelles méthodes de management et de quelle manière les cabinets spécialisés qui les promulguent investissent-ils les entreprises ? Dans le contexte actuel, de plus en plus nombreux sont les salariés qui, tout en ressentant profondément un mal être, ne savent pas toujours comment le définir et traversent des phases dépressives qui peuvent aboutir à des passages à l’acte suicidaires. »

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Charbons Ardents
de Jean-Michel Carré
France-1998-1h30

En avril 1994, les travailleurs de la mine de charbon Tower, au pays de Galles, ont décidé de racheter leur mine avec leurs indemnités de licenciement. Ils sont aujourd'hui actionnaires, patrons et employés de leur entreprise. Depuis quatre ans la mine n'a jamais été aussi rentable, l'absentéisme aussi faible et la sécurité aussi importante. En tentant de réaliser leur rêve de socialisme et de démocratie, ces patrons d'un autre genre sont confrontés à des contradictions politiques et surtout idéologiques. Une telle réussite peut-elle rester compatible avec leur idéal ?

« Ce qui passionne le réalisateur dans cette aventure, c'est la bagarre pour les valeurs communautaires. Son regard chaleureux, impliqué, rend aussi bien l'enthousiasme, la générosité, la créativité de ceux qui défendent ces valeurs que la réticence et les craintes des autres. « Charbons Ardents » est un film incroyablement vivant sur la gestion collective de l'outil de production, sur l'exercice de la démocratie, sur le rôle de l'utopie. » Le Monde

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L’Esquive
de Abdellatif Kechiche avec Osman Elkharraz, Sara Forestier, Sabrina Ouazani
France-2002-1h57

Abdelkrim, dit Krimo, quinze ans, vit dans une cité HLM de la banlieue parisienne. Il partage avec sa mère, employée dans un supermarché, et son père, en prison, un grand rêve fragile : partir sur un voilier au bout du monde. En attendant, il traîne son ennui dans un quotidien banal de cité, en compagnie de son meilleur ami, Eric, et de leur bande de copains. C'est le printemps et Krimo tombe sous le charme de sa copine de classe Lydia, une pipelette vive et malicieuse…

« Le but est atteint, avec brio, car le film convainc de bout en bout. Mais comme disait Genette, le rire reste un tragique vue de dos, car la tombée des masques si brillamment orchestrée dévoile aussi combien derrière leurs maladroits marivaudages, ces jeunes sont dépourvus de tout. » Africultures

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