Du 23 avril au 6 mai 2008
La Règle du jeu
de Jean Renoir avec Marcel Dalio, Nora Gregor, Jean Renoir
France-1939-1h55
Un jeune recordman de l'aviation civile, André Jurieux, atterrit au Bourget après un raid au-dessus de l'Atlantique. La foule l'ovationne, mais celle qu'il aime n'est pas là pour l'attendre : il s'agit de la marquise Christine de La Chesnaye, une femme du monde avec laquelle il a eu une liaison platonique. De désespoir, il tente de se tuer en voiture. Dans l'espoir d'arranger les choses, son ami Octave, un sympathique parasite qui fréquente les La Chesnaye, le fait inviter à une partie de chasse que ceux-ci donnent dans leur propriété de Sologne, à La Colinière. Les terres sont surveillées par un ombrageux garde-chasse, Schumacher, qui a surpris en flagrant délit de braconnage son vieil ennemi Marceau. Le marquis amusé prend ce dernier à son service.
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« Avec cette « fantaisie dramatique » à la manière du « Mariage de Figaro » de Beaumarchais, Renoir ambitionnait de faire « une description exacte des bourgeois de notre époque » à la veille de la guerre. Devant l’incompréhension et le rejet du public, il présenta le film « comme un divertissement et non comme un critique sociale ». Ce qui ne trompa personne sur ce tableau de mœurs brossé sans indulgence et sans espoir : deux classes – les maîtres dans leur monde, les domestiques à l’office – rivalisent de cynisme et de cruauté. Avec une morale désabusée : la vie et l’amour sont un jeu dont on ne peut impunément transgresser les règles. Film admirable, d’une facture éblouissante, mais qui demeura longtemps maudit, objet d’interdictions et de mutilations, aujourd’hui film culte, sujet d’innombrables exégèses. » Guide des Films – Jean Tulard
Soirée « Université Marc Bloch – Arts du Spectacle » : Mercredi 23 avril à 20h15
Du 23 avril au 13 mai 2008
Dr Folamour
(Dr Strangelove)
de Stanley Kubrick avec Peter Sellers, George C. Scott, Sterling Hayden
GB-1964-1h33-NB-VOST
L'histoire se déroule en pleine guerre froide. Le général américain Jack D. Ripper, frappé de folie paranoïaque, décide d’envoyer des B-52 frapper l’URSS . Le président des États-Unis commande une réunion d'urgence dans la salle souterraine de commandement stratégique pour tenter d'éviter une guerre nucléaire. Un débat s’engage alors entre les tenants des différentes options politiques et militaires qui s’offrent au président. La seule possibilité pour éviter un conflit majeur, est de fournir aux Soviétiques les positions des avions, afin qu’ils les détruisent. Certains sont abattus et les autres sont rappelés, sauf un. L’ambassadeur de l’URSS, convoqué afin de témoigner de la bonne foi du président américain, mentionne l’existence d’un système secret de défense qui déclencherait l’holocauste nucléaire en cas d’attaque contre l’URSS. Ledit système secret de défense porte le nom de La Machine infernale. On consulte alors le Docteur Folamour, un scientifique, transfuge du régime nazi, nostalgique et psychopathe. Il explique alors une solution possible pour sauver l'espèce humaine. Pendant ce temps, l’équipage du B-52 mène sa mission vers son terme, certain du bien-fondé de l’ordre qu’il a reçu, malgré toutes les difficultés qu’il ne manque pas de rencontrer.
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« Un film délirant, chef-d’œuvre d’humour noir sur le péril atomique et qui fit sensation à l’époque. La composition de Peter Sellers qui tient trois rôles dont celui hallucinant du Dr Folamour, un ancien nazi qui ne peut s’empêcher de faire le salut Hitlérien, est extraordinaire. » Guide des Films – Jean Tulard
Lundi 28 avril 2008 à 20h30
L'association internationale IPPNW (International Physicians for the Prevention of Nuclear War, prix nobel de la paix 1985) est heureuse de collaborer avec le cinéma Odyssée pour son nouveau projet : Cinéma et Nucléaire. Le lundi 28.04.08 20h30 sera projeté exceptionnellement dans la grande salle, Dr Folamour, de Stanley Kubrick, et sera suivi d'un débat-conférence autour du thème de la bombe nucléaire (faits actuels, vrais dangers, conséquences économiques, médicales et sociales, prévention...). Des étudiants en médecine et le président Dr Abraham Behar de l'association AMFPGN (Association des Médecins Français pour la Prévention de la Guerre Nucléaire) seront présents pour répondre à vos questions et débattre sur le réel besoin de l'arme nucléaire. Que vous soyez Pour ou Contre, venez participez à ce débat qui promet d'être intéressant et polémique à la fois, tout en divertissement!
www.ippnw.org
www.icanw.org
Renseignement au 06 11 21 34 66 (Melle NGUYEN)
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Du 30 avril au 20 mai 2008
Rome Ville Ouverte
(Roma, citta aperta)
de Roberto Rossellini avec Anna Magnani, Aldo Fabrizi, Marcello Pagliero
Italie-1945-1h40-VOST
Hiver 1944. Dans Rome déclarée "ville ouverte", se joue l'un des derniers drames de la Résistance italienne. L'ingénieur Giorgio Manfredi, traqué par les Allemands, se réfugie chez son ami Francesco typographe de la presse clandestine, qui est sur le point d'épouser une jeune veuve, Anna, mère d'un résistant en herbe. Anna met en contact Manfredi et le curé de la paroisse, Don Pietro qui accepte une mission périlleuse auprès des partisans : un transfert de fonds. Prévenus par Marina, la maîtresse de Manfredi (une danseuse de music-hall aliénée par la drogue), les Allemands cernent le quartier et capturent Francesco ainsi que quelques-uns de ses camarades. Ils seront bientôt libérés par d'autres patriotes, mais Anna est abattue. Don Pietro et Manfredi sont arrêtés par les SS. et interrogés par un colonel dont la cruauté polie confine au sadisme. Soumis à la torture, l'ingénieur garde le silence. Et meurt. Le prêtre est fusillé.
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« Rossellini se veut le témoin d’une réalité crue : dans ce film il y peu d’acteurs professionnels et pas de décors. Il obtient un immense succès et reçut un grand prix à Cannes en 1946. » Guide des Films – Jean Tulard
Soirée « Université Marc Bloch – Arts du Spectacle » : Mercredi 30 avril à 20h15
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Du 21 mai au 3 juin 2008
Mamma Roma
de Pier Paolo Pasolini avec Anna Magnani, Ettore Garofalo
Italie-1962-1h50-VOST
Mamma Roma est une prostituée romaine. Lorsque l’homme qu’elle a aimé et qui l’a réduite à sa condition se marie avec une paysanne, elle décide de se retirer pour un honnête emploi de maraîchère. Malgré l’insatiable appétit de son ancien souteneur, elle a pu mettre assez d’argent de côté pour reprendre auprès d’elle Ettore, son fils de 16 ans abandonné aux soins d’un pensionnat depuis sa naissance, et investir dans un appartement d’une banlieue neuve de Rome. Nouveau métier, nouveau quartier… nouvelle vie ?
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